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malgré la « provocation » de SOS Racisme, la classe politique condamne les violences


Une bagarre a éclaté dimanche en marge de la réunion publique du candidat nationaliste à Villepinte. Ce dernier a également été blessé après avoir été violemment empoigné au cou par un homme.

« Tu dois garder ton sang-froid», a rappelé ce lundi matin la candidate des Républicains, Valérie Pécresse, sur France Inter, face aux violences qui ont rythmé le premier meeting de campagne d’Eric Zemmour ce dimanche à Villepinte (Seine-Saint-Denis). « Je suis pour la liberté d’expression de tous ceux qui ne pensent pas comme moi», souligne le président LR d’Île-de-France, pour qui «les provocations en réunion existent, ce n’est jamais agréable, mais il faut savoir les vivre avec sang-froid et bannir la violence des réunions». L’Ile-de-France juge aussi que «l’extrême gauche peut être ultra-violente en meeting« , qu’elle a déjà »vécu personnellement« .

Lors de la rencontre d’Éric Zemmour, une action organisée par SOS Racisme a vite mal tourné. Au début du discours du nationaliste, une dizaine de membres de l’association se sont levés en rang au fond de la salle, chacun vêtu d’un pull noir avec une lettre en jaune, permettant le message »Non au racismeCes derniers ont ensuite été violemment agressés par des participants au rassemblement, qui les ont frappés et ont jeté des sièges dans leur direction. Au moins deux personnes ont été blessées. Un partisan d’Eric Zemmour a également été filmé en train de battre violemment un militant.

Réagissant sur France Info, le président LR du Sénat, Gérard Larcher, estime que «toute violence est inacceptable« , Et rappelle que »le droit de manifester est essentiel« . Cependant, il prévient que « la provocation lors d’une réunion peut provoquer cette« , Et souligne »le coefficient de risqueCela représente les grands rendez-vous électoraux. Le président de la Chambre haute dénonce également une forme de violence dans le discours même d’Eric Zemmour, vis-à-vis d’Emmanuel Macron et des médias, et considère que « la violence dans une démocratie est un signe d’immaturité« .

Eric Ciotti, candidat malheureux à l’investiture des Républicains, a pour sa part préféré insister sur « L’assaut d’Eric Zemmour en pleine réunion« , la juger « inacceptable« . Saisi à la nuque par un homme alors qu’il coupait à travers la foule pour rejoindre la scène, le candidat s’est en effet blessé au poignet, ce qui lui a valu neuf jours d’ITT. Pour le député LR des Alpes-Maritimes, « le manque de condamnation par le gouvernement est scandaleux et inquiétant » et « nous avons le devoir de nous battre pour que toutes les idées puissent s’exprimer« .

Des condamnations sans ambiguïté à gauche

Le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, Christophe Castaner, a pour sa part jugé au micro d’Europe 1 que « le débat politique doit se résoudre dans le débat, et non dans la violence« . Le macroniste »condamne cette violence« , Et des regrets »que nous refusons les idées différentes des nôtres« . L’ancien ministre de l’Intérieur dénonce aussi « toute la violence qui a été apportéeContre le candidat. « Eric Zemmour doit pouvoir tenir ses réunions. Le débat politique doit avoir lieu dans l’arène. Même la violence de ses propos ne peut justifier cette», ajoute Christophe Castaner.

A gauche, les condamnations de ces violences sont sans équivoque. Dimanche soir, Anne Hidalgo a écrit sur Twitter que « La France n’est pas le racisme« . « Militants pacifistes tabassés, insultes envers les médias : je condamne fermement cette violence insupportable qui n’a pas sa place dans notre République. Soutien total aux journalistes et militants attaqués», a-t-elle déploré.

Le candidat des écologistes, Yannick Jadot, a pour sa part estimé que nous « reconnaît toujours l’extrême droite dans sa manière d’attaquer les journalistes et les militants humanistes», dénonçant par la même occasion un «la brutalité physique comme extension du discours de haine« . Le sénateur socialiste de Paris, David Assouline, affirme quant à lui que « les auteurs et les responsables des actes de violence fascistes contre les militants pacifiques de SOS Racisme doivent être identifiés et traduits en justice« .



lefigaro -fp

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