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Marre des médecins et des laborantins français qui organisent une grève nationale historique

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Pour la première fois depuis 2015, les syndicats représentant les médecins et les laborantins du secteur privé appellent à une grève de deux jours à partir de jeudi pour faire pression sur le gouvernement alors que les législateurs débattent du budget de la sécurité sociale. Ils veulent mettre en avant les conditions de travail, exacerbées par des frais administratifs et de fonctionnement excessifs.

Selon le collectif Médecins pour demain, des milliers de cabinets médicaux seront fermés jeudi et vendredi.

Outre le mouvement de grève, une grande manifestation à Paris devait avoir lieu jeudi alors qu’une vingtaine d’autres manifestations étaient prévues dans d’autres grandes villes devant les caisses d’assurance maladie, les régies régionales de santé, les centres de transfusion sanguine.

Depuis août, le collectif rassemble près de 15 000 membres sur Facebook, réunissant un large front d’organisations professionnelles représentant quelque 110 000 praticiens du secteur privé ainsi que des syndicats.

Les organisateurs disent que leur principale revendication porte sur un doublement du prix de base de la consultation médicale de 25 € à 50 €, pour rapprocher la France d’une moyenne européenne de 45 €.

Cette augmentation rendrait la profession « plus attractive » pour les jeunes médecins qui se sentent accablés par des tâches administratives accablantes et réticents face aux coûts de création d’un cabinet.

« Cinquante euros peut sembler complètement fou, mais c’est un point à l’horizon pour se rapprocher de la moyenne européenne », plaide Jérôme Marty, du syndicat UFML.

« Aujourd’hui, mes dépenses représentent plus de 50% de mon chiffre d’affaires. Donc, sur une consultation de 25 euros, il me reste environ 10 euros », Julien Sibour, médecin à Vitrolles (Bouches-du-Rhône) et porte-parole de la collectif a déclaré jeudi à France Info.

En plus de couvrir les coûts de création d’un cabinet, les médecins affirment qu’une augmentation des honoraires contribuerait à couvrir les coûts d’embauche d’une secrétaire pour aider à l’administration, ce qui ronge leur temps passé avec les patients.


Déserts médicaux

Les médecins craignent également que les nouvelles lois restreignent leur liberté de choisir où ils veulent travailler.

Cela intervient alors que les députés français débattent de projets de loi proposant des solutions aux « déserts médicaux » qui obligeraient les médecins fraîchement diplômés à s’installer dans des zones où il n’y a pas assez de médecins pour le nombre d’habitants.

D’autres médecins s’opposent à la possibilité que certaines infirmières soient autorisées à prescrire des médicaments ou des traitements, ce qui compromettrait le rôle du médecin dans le processus de diagnostic.

En plus de cela, beaucoup se sont prononcés contre la possibilité d’une dixième année d’études supplémentaire à l’avenir.

A la veille de la grève, Thomas Fatôme, directeur en charge des comptes de la Sécurité sociale (CPAM) s’est dit prêt « à revaloriser les prix des actes et des consultations », sans s’engager sur un montant. Il a déclaré que de nouvelles consultations avec des médecins auraient lieu plus tard ce mois-ci.

Le mouvement, qui a reçu le soutien de l’Ordre des médecins qui fédère la profession, intervient à un moment où les services hospitaliers et de santé sont encore sous la pression de l’épidémie de Covid-19.

Certaines organisations ont choisi de ne pas faire grève, notamment le réseau d’urgence SOS Médecins et le Syndicat des Pédiatres qui sont en première ligne face à l’épidémie de bronchiolite.

« Si nous ne sommes pas entendus, nous appellerons à une grève dure et illimitée à partir du 26 décembre », a prévenu le collectif.

« Ces deux jours de fermeture doivent fournir un électrochoc », acquiesce le Syndicat des médecins libéraux (SML).

Profiteurs de guerre

De leur côté, les biologistes travaillant dans les laboratoires se sont joints à la grève sur le montant d’argent que le gouvernement souhaite récupérer dans le sillage de la pandémie de Covid.

Les laboratoires ont été pointés du doigt pour leurs bénéfices records liés aux tests Covid-19, et refusent de débourser 250 millions d’euros par an sur d’autres examens, inclus dans le projet de budget de la Sécurité sociale.

En revanche, les laboratoires ont proposé d’économiser jusqu’à 685 millions d’euros sur quatre ans, selon le syndicat national des biologistes médicaux (Biomed), qui refusent d’être présentés comme des « profiteurs de guerre ».

Selon Lionel Barrand, président de Biomed, les laboratoires sont prêts à participer à « l’effort collectif » après la pandémie, mais souhaiteraient que cet effort porte sur les « analyses Covid » et non sur les « analyses de routine et d’urgence ».

Ils ont annoncé non pas deux mais trois jours de mobilisation, de jeudi à samedi.

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