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Marre des offres d’emploi sans salaire


Fini les offres d’emploi où le salaire n’est pas affiché. C’est du moins le souhait de plus de 76 % des Québécois, si l’on se fie à un sondage Léger commandé par la firme Talent.com obtenu par Le journal.

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« C’est sur toutes les lèvres. Les candidats veulent avoir la transparence salariale. Les Québécois ont de l’appétit pour ça », explique Yannick Paradis, directeur des ventes Canada chez Talent.com.

« Le gouvernement devra trancher à un moment donné », ajoute-t-il.

Transparence en temps de pénurie

Talent.com est l’ancien site d’emploi Neuvoo, dans lequel la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a investi 42 millions de dollars en mars dernier, portant sa participation totale dans l’entreprise à 95 millions de dollars. .

Cependant, en pleine pénurie de main-d’œuvre, Talent.com et YPR ont mandaté Léger pour sonder 1 061 Québécois en ligne afin de savoir ce qu’ils pensaient du concept de transparence salariale.


Marre des offres d’emploi sans salaire

Photo de courtoisie

Yannick Paradis, directeur des ventes Canada chez Talent.com estime que les employeurs ne sont pas contre le fait de fournir une fourchette salariale, mais qu’ils doivent être guidés au préalable.

Ainsi, au total, plus de 76% se disent favorables à l’adoption d’une loi obligeant les employeurs à prévoir une fourchette salariale dans leur offre d’emploi.

« C’est le débat du jour. Par contre, on sent que les employeurs ne sont pas forcément prêts, même si les candidats le sont », explique Yannick Paradis.

« Je ne pense pas que les entreprises ne veuillent pas, mais elles ont besoin d’être guidées », poursuit-il.

Selon lui, la transparence va au-delà du salaire et devrait également inclure tous les avantages associés au poste en question.

Plus équitable

Selon le sondage, plus de 63% vont jusqu’à croire que cette transparence améliorerait l’équité envers le genre, mais aussi envers les minorités dans une proportion de 56%.

Cela dit, seulement 43 % des personnes interrogées se sentiraient à l’aise de voir leur propre salaire publié du jour au lendemain.

L’enquête montre également que 22% estiment avoir déjà été victimes de discriminations salariales.

Alors que plus de 90 % de tous les Canadiens sont d’avis qu’il est « important » de connaître le salaire avant de postuler pour un emploi, le Québec pourrait s’inspirer d’autres juridictions pour aller loin.

« New York l’a rendu obligatoire en novembre. Le Colorado l’a déjà. La Californie aussi. On peut s’inspirer de ces juridictions. Ça viendra un jour ou l’autre », conclut-il.

Au deuxième trimestre de l’année, il y avait 252 000 postes vacants au Québec. Quant à la rémunération horaire de l’ensemble des postes vacants, elle a bondi de 5 %, à 22,81 $, par rapport au même trimestre l’an dernier.

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