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Mesures sanitaires : une 7ème condamnation pour Amalega Bitondo

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Les condamnations s’accumulent pour le conspirateur François Amalega Bitondo qui vient d’être condamné une septième fois pour avoir ignoré les mesures sanitaires, même s’il affirme ne jamais payer ses amendes.

« Payer n’est pas une option… La prison serait l’idéal, sinon je pourrais faire un travail compensatoire si c’est pour enseigner aux enfants à l’école. Pour ça, je me porterais volontaire », a déclaré l’anti-masque au Journal ce matin devant le palais de justice de Montréal.

C’est qu’Amalega était encore de retour au tribunal ce vendredi pour « contester » une contravention de 1500 dollars reçue pour avoir enfreint le couvre-feu en janvier 2021. Sauf qu’il savait très bien qu’il ne pouvait pas entrer. l’immeuble, puisqu’il refuse de se conformer aux règles qui imposent le couvre-visage à l’intérieur.

Procès sans lui

Et s’il a tenté de se placer en victime, le juge de paix, en son absence, a rappelé qu’il aurait très bien pu prendre des mesures pour être présent virtuellement à son procès.

« La cour a déjà procédé avec les prévenus via la plateforme Teams », a expliqué le juge de paix Pierre-David Cyr. Il sait qu’il peut demander une telle comparution, mais il a préféré refuser de venir. « 

Le procès s’est donc déroulé sans Amalega Bitondo. Un policier a témoigné avoir interpellé le contrevenant lors d’une manifestation contre le couvre-feu réunissant une quarantaine de personnes.

« Il n’a pas été coopératif, il n’a pas voulu s’identifier, il s’est allongé par terre », a expliqué l’agent.

Condamnations en chaîne

L’audience a duré 12 minutes et s’est terminée par la condamnation du conspirateur à payer l’amende de 1 000 $, plus des frais d’environ 500 $.

Depuis le début de la pandémie, Amalega a accumulé plus de 60 000 $ en contraventions.

Mais même s’il les conteste, ses efforts ont jusqu’ici été totalement vains puisqu’il cumule déjà sept condamnations pour non-respect de la loi sur la santé publique.

À ce jour, il n’en a rien payé et pourrait commencer à subir des contrecoups puisque dans l’un des dossiers, le délai de 90 jours pour payer est passé.

Saint Valentin à la poste

Selon les preuves qui s’y trouvent, il s’agissait d’une contravention pour avoir enfreint le couvre-feu le soir de la Saint-Valentin 2021. A noter que c’est Amalega Bitondo lui-même qui s’est présenté au poste pour se dénoncer.

« Il voulait être détenu », lit-on dans le rapport. Il compare les mesures sanitaires au régime d’Hitler. « 

Son souhait n’avait pas été exaucé, car il avait plutôt été condamné à une amende de 1 500 $.

« Le défendeur a alors accepté de rentrer chez lui à pied », indique le document judiciaire.

Dans ce cas, si Amalega Bitondo persiste à refuser de payer, le Receveur des amendes pourrait lui donner la possibilité de faire demi-tour. S’il persiste dans son refus, le contrevenant peut demander à effectuer des travaux compensatoires. Cependant, il serait étonnant que le conspirateur soit autorisé à « payer » en allant apprendre aux enfants à bafouer les règles sanitaires.

En dernier recours, il devra aller en prison, ce qui lui convient parfaitement, d’après ce qu’il clame haut et fort.




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