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Misogynie : Andrew Tate est banni des réseaux sociaux, mais continue d’influencer les adolescents

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Un influenceur récemment banni de tous les réseaux sociaux continue malgré tout et sans trop d’efforts de se frayer un chemin sur les écrans de tous les jeunes Québécois de plus de 12 ans.

• Lisez aussi : Andrew Tate, l’influenceur aux propos misogynes

Andrew Tate est connu depuis moins d’un an pour ses vidéos qui incitent à devenir riche, à attirer les femmes et à atteindre ce qu’il perçoit comme le physique masculin ultime.

L’ancien champion de kickboxing de 35 ans a accumulé des milliards de vues sur TikTok et Instagram.

Remarques misogynes

Ses propos misogynes ont cependant conduit toutes les plateformes à le bannir, la dernière à réagir étant TikTok, fin août.

Malgré la sanction, ses vidéos circulent toujours. Car l’Anglo-Américain est aussi à la tête de Hustler’s University 2.0, qui compte plus de 100 000 membres à 49 dollars par mois et par tête.

Grâce à 100 000 clients relais

Et ces 100 000 clients relais partagent massivement ses vidéos sur les réseaux sociaux, bannissement ou non.

« On voit bien qu’il faut interdire les contenus et pas les individus », plaide Nina Duque, spécialisée dans le web et les jeunes.

Andrew Tate « maîtrise tous les pires aspects des réseaux sociaux », ce qui lui permet « d’arriver à ses fins malgré l’interdiction qui le frappe ».

Aspect pervers du web

« Il représente la pire version du capitalisme moderne. Les grandes entreprises de la tech sont complices de l’inaction », assène l’universitaire.

Le pire, dit un autre spécialiste, c’est que tout le monde contribue à son succès, ce qui révèle un aspect pervers et non légiféré des réseaux sociaux.

« Que vous partagiez votre vidéo par rage ou par admiration, le résultat est le même : ça rapporte de l’argent, ça monétise son contenu et ça la rend hautement désirable », explique Nadia Seraiocco.

Ce mécanisme est inconnu et doit être enseigné. « Les gens le font sans s’en rendre compte », ajoute le professeur d’université en cybercultures et réseaux sociaux.

Si les lois ne se sont pas adaptées, dit-elle, les parents devraient au moins être au courant de ce qui se passe en ligne à la maison.

«Ils doivent savoir qu’ils ont un rôle à jouer», prévient-elle.

Le parent prêt à en discuter doit aussi éviter de s’opposer, précise un autre spécialiste.

« Plus on fait ça, moins on avance. Je propose un poste d’accueil », propose Estelle Cazelais, de l’association Les 3 sexe.

La professionnelle travaille depuis de nombreuses années auprès des jeunes, qu’elle connaît bien pour avoir réalisé de nombreuses interventions dans tous les groupes d’âge.

Elle propose de se poser « la meilleure question de l’histoire de l’humanité » : pourquoi ?

« Pourquoi regardes-tu ça ? Pourquoi ça t’apporte quelque chose ? » propose-t-elle.

S’il y a une personne au Québec qui connaît le succès d’Andrew Tate, c’est bien elle. « Nos jeunes le connaissent », dit-elle.

QUI EST ANDREW TATE ?

  • 35 ans
  • Né en Angleterre
  • Ancien champion de kickboxing
  • Ancien participant à l’émission de télé-réalité anglaise Grand frère (2015)
  • Vit en Roumanie
  • Soupçonné de traite des êtres humains par les autorités européennes
  • A fait l’objet d’allégations de crimes sexuels en Grande-Bretagne

TikTok et les jeunes

Il y a un contrôle parental sur TikTok, tient à souligner la professeure Nadia Seraiocco. Il est possible de limiter nos jeunes à une heure de visionnage par jour, en se rendant dans l’onglet « bien-être numérique » de l’application. Vous entrez un code et hop, c’est tout.



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