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Mouvement de protestation en soutien aux stagiaires en enseignement : l’AFESH-UQAM vote la grève générale illimitée


Au moins une association étudiante de l’UQAM a voté jeudi une grève générale illimitée en soutien aux stagiaires en enseignement, un mouvement de contestation qui fait des émules dans plusieurs universités.

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« Toute la communauté étudiante est très inquiète en ce moment », a déclaré Simone Tremblay Benoit, membre de l’exécutif de l’Association facultaire de science politique et de droit (AFESPED) de l’UQAM.

Cette association fait partie de celles qui se sont lancées dans le vent de la mobilisation en soutien aux élèves enseignants risquant de rater leur stage pour s’être mis en grève de la mi-octobre à la mi-novembre. Ils ont alors réclamé un salaire et de meilleures conditions de stage.

Le conflit a pris fin le 16 novembre dernier, mais une décision du conseil d’administration de l’UQAM a mis le feu aux poudres : les journées de stage manquées en raison de la grève devront reprendre cet automne, plaçant plusieurs étudiants en situation d’abandon et les forçant éventuellement à reprendre leur stage dans un semestre ultérieur.

Boule de neige

Depuis, plusieurs associations étudiantes qui n’étaient pas impliquées dans le mouvement initial ont décidé d’organiser des votes de grève pour faire pression sur l’administration, même si les étudiants enseignants (ADEESE) ont décidé mercredi de ne pas reprendre la grève.

Jeudi, l’Association étudiante des professeurs de sciences humaines (AFESH) de l’UQAM a voté une grève générale illimitée.

Deux autres groupes de l’UQAM, ceux en arts (AFEA) et ceux en science politique et droit (AFESPED), ont également tenu un vote de grève jeudi. Au moment de mettre sous presse, le résultat de ces votes n’était pas encore connu.

Les étudiants en langue et communication (AFELC) de l’UQAM se réuniront lundi prochain.

Des étudiants de divers programmes d’autres universités ont également tenu une journée de grève mercredi, comme ceux en psychoéducation à l’Université de Montréal et en travail social à l’Université du Québec en Outaouais.

« C’est effrayant »

Pour les étudiants interrogés, la décision de l’UQAM est vécue comme une « punition » et comme un précédent en termes de répression de la démocratie étudiante.

« C’est la première fois qu’on voit des conditions de retour aussi sévères », explique Samy-Jane Tremblay, présidente de l’Union étudiante du Québec, qui rappelle que même lors du printemps érable 2012, les conditions n’étaient pas aussi dures que durait la grève. plus long.

« C’est effrayant. C’est le droit de grève qui est attaqué », résume Rémi Grenier de l’AFESPED. « Cela nous fait nous sentir encore plus unis », dit M. Grenier.

Du côté étudiant, on parle de quelque 750 aspirants enseignants qui seraient touchés. Du côté de l’UQAM, le chiffre est estimé à moins de 40 personnes.

Cas par cas

Pour l’administration, il s’agit de respecter « les objectifs de qualité et de conformité de la formation », explique par mail Caroline Tessier du Service des communications.

« Des inexactitudes ont circulé sur ces mesures, notamment sur la mesure d’Abandon pour les stages […] Nous analysons actuellement les situations problématiques au cas par cas », explique-t-elle.

Quant à la décision de l’AFESH d’adopter un mandat de grève générale illimitée, « l’Université a du mal à expliquer ce résultat », ajoute Mme Tessier. « Nous sommes profondément déçus. »

Au moment de la publication, Le Journal n’avait pu s’entretenir avec des représentants de l’AFESH-UQAM ou de l’ADEESE-UQAM.



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