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Nervosité dans l’industrie canadienne du homard


Alors que la plus grande flotte de pêche au homard du Canada atlantique doit prendre la mer lundi, les conditions de marché très difficiles inquiètent l’industrie.

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Stewart Lamont, directeur général de Tangier Lobster près de Halifax, en Nouvelle-Écosse, affirme que la situation globale du marché est la plus difficile qu’il ait vue en 20 ans. Au contexte inflationniste mondial s’ajoute l’impact du confinement lié au COVID-19 en Chine et la mauvaise humeur des Européens en raison de la guerre en Ukraine.

« Les gens essaient de joindre les deux bouts ; ils essaient de payer l’essence, l’épicerie, le loyer, et les ventes de homard souffrent dans de telles circonstances », dit-il.

Depuis le mois dernier, quelques centaines de bateaux de pêche opèrent dans les petites zones de la baie de Fundy et le prix au débarquement payé aux pêcheurs n’est que de 6 $ ou 6,50 $ la livre, alors qu’il était de 13 $ la livre à pareille date l’an dernier.

« C’est une chute spectaculaire, commente M. Lamont. Et, avec ces prix, on a une sorte d’équilibre avec les quelques centaines de pêcheurs actifs actuellement. Mais que se passera-t-il quand nous aurons 2100, 2200 bateaux sur l’eau ? Ça va prendre beaucoup plus d’inventaire et tout le monde est assez nerveux. On ne sait pas comment ça va se passer. »

L’acheteur néo-écossais fait référence aux 1 800 pêcheurs des zones 33 et 34 du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse qui commenceront la pêche au homard lundi, s’ajoutant à ceux des zones frontalières où la saison d’automne est déjà commencée.

Selon M. Lamont, il reste encore beaucoup de chair de homard et de sections de crabe du printemps 2022 en inventaire ce qui tire le marché vers le bas.



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