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Nouvelle hausse des taux, avec une récession en vue au Québec

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Attendez-vous à un nouveau tour de vis des établissements bancaires. Les taux d’intérêt sur les prêts hypothécaires, les prêts personnels et les prêts aux entreprises augmenteront encore.

La Banque du Canada (BdC) a relevé son taux directeur d’un autre demi-point de pourcentage mercredi, le portant à 4,25 %. C’est quatre points de plus qu’en début d’année où le taux directeur était plancher, à 0,25 %.

En revanche, dans le communiqué de presse de notre banque centrale, il y avait une bonne nouvelle : « A l’avenir, le Conseil de direction [de la Banque] évaluer s’il est nécessaire de relever encore le taux directeur pour équilibrer l’offre et la demande et atteindre l’objectif d’inflation. »

Cette déclaration laisse entendre que la longue série de sept hausses consécutives des taux directeurs, amorcée au printemps dernier, toucherait à sa fin.

Une chose est sûre, il est grand temps d’arrêter la hausse des taux d’intérêt.

Le Québec bientôt en récession

Un nouveau resserrement de la politique monétaire menace de nous faire entrer en récession.

D’ailleurs, Hélène Bégin, économiste senior chez Desjardins, a clairement indiqué mercredi qu’une récession semble imminente au Québec. Il est basé sur les 3e baisse mensuelle de l’indice avancé Desjardins (IPP) où presque tous les indicateurs qui entrent dans le calcul de l’IPP sont fortement négatifs.

« La baisse importante de l’IPD depuis trois mois envoie maintenant un signal clair : l’économie québécoise subira une détérioration importante et la première moitié de 2023 sera particulièrement difficile. »

Et l’inflation élevée persiste

Pour justifier sa hausse d’un autre demi-point de pourcentage, la BdC invoque le taux d’inflation élevé, alors que l’indice des prix à la consommation s’est maintenu à 6,9 % en octobre. De nombreux biens et services de consommation courante ont affiché des hausses importantes.

Bien que les mesures de l’inflation de base demeurent autour de 5 %, les pressions sur les prix pourraient s’atténuer, mais l’inflation demeure trop élevée aux yeux de la Banque du Canada.

« Et plus les consommateurs et les entreprises s’attendent à ce que l’inflation reste au-dessus de l’objectif, plus l’inflation élevée est susceptible d’être enracinée. »

La cible de la Banque ? A peine 2% ! Nous sommes loin du but.

La BdC croit que la croissance au Canada « stagnera essentiellement » jusqu’à la fin de l’année et jusqu’au premier semestre de 2023.

Il ne fait aucun doute que le resserrement de la politique monétaire a réussi à freiner la demande intérieure, tandis que la consommation s’est modérée au 3e trimestre et le marché du logement a ralenti.

Mais les exportations de matières premières restent fortes et le marché du travail « reste tendu » avec un chômage à des niveaux historiquement bas. C’est pourquoi la Banque du Canada reste sur le qui-vive !

De qui est-ce la faute ?

Selon les économistes Jean-François Perrault et René Lalonde de la Banque de Nouvelle-Écosse, rapporte La Presse canadienne, ce sont les dépenses du gouvernement fédéral dans les programmes de soutien à la COVID-19 qui ont forcé la Banque du Canada à augmenter agressivement les taux. d’intérêt.

Ils disent que le soutien fédéral aux victimes de COVID-19 de plus de 200 milliards de dollars était « bienvenu, mais probablement excessif ».

Ces dépenses ont créé une demande excédentaire que la Banque du Canada tente de freiner en augmentant les coûts d’emprunt.



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