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Paris commémore le massacre de la Saint-Barthélemy, 450 ans après

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Paris a décidé de rendre plus visible sa commémoration du massacre des protestants de la Saint-Barthélemy il y a 450 ans, le 24 août 1572, en rebaptisant un parc du centre-ville.

Le massacre de la Saint-Barthélemy est un point noir de l’histoire de France, avec peu de commémorations publiques.

Alors que la plupart des Français ont entendu parler du massacre, beaucoup ne connaissent peut-être pas les détails d’un événement charnière dans les guerres de religion qui a traumatisé les protestants et les catholiques.

Le 24 août 1572, lors de la fête de la Saint-Barthélemy, les catholiques parisiens traquent et tuent près de 3 000 protestants, appelés huguenots.

Le massacre s’est ensuite répandu dans toute la France, faisant entre 10 000 et 30 000 morts huguenots.

Guerres de religion

L’événement marqua la fin d’une trêve difficile pendant les guerres de religion. La paix de Saint-Germain-en-Laye est signée entre le roi Charles IX et le chef huguenot, l’amiral Gaspard de Coligny, le 8 août 1570.

La trêve a déplu aux catholiques extrêmes, qui croyaient que permettre une division religieuse maudirait la France aux yeux de Dieu.

En août 1572, la reine mère, Catherine de Médicis, prévoyait d’épouser sa fille, Marguerite de Valois, avec le protestant Henri III de Navarre – un mariage opposé par les catholiques traditionnels ainsi que par le pape.

Un grand nombre de protestants importants se sont réunis pour le mariage à Paris, une ville très anti-protestante, le 18 août 1572, et ils sont restés après, beaucoup logés au Louvre.

Quatre jours plus tard, alors que Coligny rentrait chez lui, il a été abattu par une fenêtre et grièvement blessé. Ses partisans se sont rassemblés à l’extérieur de la ville, bien qu’il n’y ait aucune preuve qu’ils prévoyaient une attaque.

Mais les catholiques de la ville craignent de se venger et le lendemain, le 23 août, Catherine de Médicis et Charles IX changent d’avis sur leur soutien aux huguenots et décident d’éliminer les chefs protestants.

Ce soir-là, les mercenaires suisses du roi ont tué les chefs protestants, dont Coligny, dans les rues devant le Louvre, ce qui a déclenché la violence des habitants de la ville, qui ont traqué et tué des protestants pendant trois jours.


Le roi a ordonné aux gouverneurs de province d’empêcher la violence en dehors de Paris, mais des massacres similaires de huguenots ont eu lieu dans 12 autres villes, dont Bordeaux, Lyon et Toulouse.

Suite aux massacres, les protestants abandonnent les villes ou se convertissent au catholicisme, et tandis que la guerre de religion se poursuit jusqu’à l’édit de Nantes en 1598, le mouvement politique huguenot est paralysé.

Le parc au début du massacre

La Ville de Paris a décidé de commémorer le début du massacre en renommant un parc au centre de la ville et en le dédiant aux victimes.

Petit jardin d’ornement planté de marronniers, le parc fait face à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, là où les tueries ont commencé.

« Les cloches de l’église de Saint-Germain-l’Auxerrois ont sonné l’alerte aux Parisiens dans la nuit : après l’exécution des chefs protestants, raconte Isabelle Sabatier, présidente de la Société d’histoire protestante de France, à La Croix.

L’église Saint-Germain-l’Auxerrois face au Louvre à Paris. La place devant sera renommée pour commémorer le massacre de la Saint-Barthélemy de 1572. © Thesupermat via Wikimedia Commons

Une plaque dans le parc, qui sera officiellement rebaptisée lors d’une cérémonie le 16 septembre, commémorera « les milliers de protestants massacrés à Paris le 24 août 1572 et les jours suivants, victimes de l’intolérance religieuse ».

Symboliquement, le parc fait face à une autre place commémorative qui commémore les enfants juifs déportés à Auschwitz.

Une plaque commémorative a été installée en 2016 sur la place du Vert-Galant, sous le Pont-Neuf, mais la Ville a déterminé qu’elle n’était pas assez visible.

Avec le jardin, les visiteurs peuvent suivre un chemin mémoriel, jusqu’à la Seine, où de nombreux corps ont été jetés, puis jusqu’au temple de l’Oratoire du Louvre, qui abrite une statue de Coligny.



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