Divertissement

Portrait de Louis XV par ses dames sur Arte

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CRITIQUE – De la Reine à la Comtesse du Barry en passant par Pompadour et les demoiselles du sulfureux Parc-aux-Cerfs, le documentaire Le style Louis XV : une affaire de femmes pèse l’influence de ces dames avec un trébuchet. Un nouveau film à ne pas manquer ce dimanche 11 décembre à 17h40 sur Arte et sur Arte.tv.

A la suite de Voltaire, on pourrait dire de ce documentaire : « C’est précisément ainsi que l’histoire s’écrit. » A l’image de l’exposition magistrale que Versailles consacre au goût de Louis XV et qui célèbre le tricentenaire du retour de la cour au château (jusqu’au 19 février), Sylvie Faiveley met en lumière les hommes à travers les femmes. Ceux qu’il aimait et, plus encore, qu’il écoutait.

Période joie de vivre

Qui était exactement cet arrière-petit-fils Bourbon de Louis XIV et grand-père de Louis XVI ? Quelle éducation a-t-il reçue ? Quelle était sa personnalité ? Où ses passions l’ont-elles mené ? De nombreuses muses répondent. Le premier, rappelle le réalisateur, déjà auteur d’un Versailles secret de Marie-Antoinette, est la gouvernante : « mamma » Ventadour. Pour avoir sauvé la petite de Diafoirus et de la variole, elle était très respectée. Les dames suivantes le seront toutes autant, même si certaines feront scandale.

Ainsi les quatre sœurs de Mailly-Nesle. Pilonnés par le cardinal de Fleury, précepteur et ultime maillon de la Régence, ils ont partagé le lit royal successivement, voire simultanément… »Avec eux, on assiste à la naissance de l’intime. philosophe l’écrivain Camille Pascal plutôt que d’ajouter du scabreux comme on a l’habitude de le faire dans ce genre de portrait historique. Concrètement, cela se traduit par exemple par l’invention du concept de salle à manger. Cette période de joie de vivre et de bonne chère se perpétue dans les tableaux d’un Lancret ou d’un De Troyes.

Le fantôme de Du Barry

Les conservateurs du château détaillent alors le grand jeu qu’a choisi l’épouse, un véritable concours de Miss Europe. La Polonaise Marie Leszczynska, va donner dix enfants en dix ans et une vie de complicité plus que de passions. Elle peint des chinoiseries, copie les opulentes fermes d’Oudry qui sont des allégories du bon gouvernement. La caméra papillonne dans sa chambre blanche et or, approchant les guirlandes de fleurs, de fruits, de coquillages, de palmes et de palmiers, la plus grande décoration Louis XV subsistant à Versailles (douze ans de travaux).

L’autre règne, celui de M.moi de Pompadour, maîtresse titulaire (ce qui ne veut pas dire exclusive), commence au bal des ifs, une mascarade qui brise le monopole amoureux des beautés de la haute noblesse. Place maintenant à leurs homologues de la bourgeoisie. Mais elle, née Jeanne-Antoinette Poisson, sait tout des salons parisiens où, de plus en plus, l’opinion se fait. Pour elle, « la bien-aimée » fera construire le Petit Trianon, lieu où le goût grec succède au style rococo, et qui donnera naissance au néoclassicisme.

La partie dévote

Si, dès les années 1750, Mmoi de Pompadour perd sa place sous les draps, elle conserve son ascendant d’amie et de confidente. C’est elle qui, entre autres actions, a encouragé l’aménagement de l’actuelle place de la Concorde ou la création d’une manufacture de porcelaine à Sèvres. L’architecture et les arts décoratifs se révèlent être un coup de foudre commun. Preuve en est notamment le Palais de l’Élysée, l’ancien Hôtel d’Évreux à Paris acquis par la favorite en 1753. Dans ces murs, elle s’intéresse à la littérature, encourage la publication de l’Encyclopédie, intrigue contre l’interdiction de la publication des deux premiers volumes obtenus par le parti dévot.

Marraine de l’élégance

Pour le roi, la bagatelle demeure, mais ailleurs. Spot fesses roses et chair poudrée, voir François Boucher et ses Blonde Odalisque, possible portrait d’une des filles trop jeunes et trop pauvres du Parc-aux-Cerfs. De ce lieu que Dumas père a comparé aux harems de Bagdad et de Samarcande, on ne saurait dire combien de doublures sexuelles de Pompadour ont été embarquées pour Cythère. Certains, richement rémunérés, avaient aussi une activité de collectionneurs et de mécènes. Tout comme celui qui les a tous supplantés : Mmoi du Barry. Elle avait 25 ans, il en avait 60… Son fantôme rôde toujours dans ses appartements, en haut de l’aile nord de la Cour de Marbre. Elles viennent d’être restaurées et sont désormais ouvertes aux visites guidées. Ultime marraine de l’élégance, la du Barry lance la mode du déshabillé chère à Drouais, Fragonard, Vien, Greuze, Pajou… « Ces femmes ont libéré Louis », résume Camille Pascal. En tout cas, ils ont joué un rôle majeur dans la création artistique de leur temps, ce soi-disant moment de perfection de l’art français.

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