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Portugal verni, immortel Ronaldo, absence de clim… Coups de coeur et griffes de notre envoyé spécial


Retrouvez les impressions de notre journaliste présent à Doha lors de Portugal-Ghana (3-1).

Envoyé spécial à Doha

FAVORIS

La longévité de Ronaldo récompensée

A 37 ans, le Portugais s’est offert le luxe d’inscrire son 8e but en Coupe du monde, ce qui fait de lui le premier joueur de l’histoire à marquer dans cinq Coupes du monde différentes. Prodigieux. Et un symbole de longévité remarquable. Entré en premier sur la pelouse lors de l’échauffement, tel un gladiateur prêt à fendre l’arène, le désormais ex-joueur de Manchester United a été l’élément le plus dangereux (10e13e30e83e) Côté portugais dans la sombre copie renvoyée par les hommes de Fernando Santos avec un résultat flatteur. Au centre des débats dans le pays depuis le début de la préparation, CR7 a vu tous ses partenaires venir le saluer après son penalty (1-0, 67e) très bien tourné. Le groupe vit bien au Portugal (4-1 contre le Ghana).

Un stade sans clim c’est bien aussi

Seul des huit stades non équipés d’un système de climatisation, le stade 974, où les Bleus joueront samedi face au Danemark, ne peut être critiqué sur ce point. Portugais et Ghanéens, tout comme les spectateurs, ont pu profiter d’une température agréable jeudi soir à Doha. Des conditions de jeu favorables, même si la pelouse semble déjà touchée deux jours après Mexique-Pologne (0-0) qui s’est déroulé ici. Sans climatisation, les joueurs n’ont pas souffert de la chaleur relative (23 degrés) de la nuit qatarie.

Titulaire de Leao, et vite !

Enfin remplaçant en début de match, Rafael Leao a réveillé le Portugal dès son entrée en jeu en fin de match. Lancé au 77e minute de jeu, à la place de Neves, le Milanais est venu se positionner sur le couloir gauche pour y faire des misères. Par sa puissance, sa confiance et son culot, il s’est tout de suite mis en valeur. Une minute après son entrée, Félix a donné l’avantage à son équipe (2-1, 78e), avant que le coéquipier de Giroud en Lombardie ne marque son but (3-1, 80e) et justifie le choix de son coach. Difficile de ne pas imaginer l’ancien Lillois titulariser le prochain match. Dans un collectif qui manquait cruellement de percussion et de vitesse jeudi soir, Leao apporte des qualités qui sautent aux yeux.

Ayew remercie Kudus pour l’égalisation du Ghana HANNAH MCKAY / REUTERS

Kudus et le cœur des Ghanéens

Longtemps, le Portugal a cru qu’il devait se contenter d’un match nul à son entrée dans la compétition. Ça aurait mal paru pour un candidat déclaré dans le dernier carré. La faute à une solide sélection du Ghana, appliqué et venu à Doha avec ses armes. Un homme s’est échappé du blocage mis en place par Otto Addo, un certain Mohammed Kudus, que les fans du championnat néerlandais connaissent déjà, ou ceux qui ont apprécié ses performances en Ligue des champions avec l’Ajax.

Placé sur le côté gauche du milieu de terrain ghanéen, il a évoqué sa puissance, son volume de jeu et sa capacité à se projeter vers l’avant. C’est lui qui réveille son peuple d’une lourde grève (72e), avant d’être le passeur décisif sur le but égalisateur d’Ayew (1-1, 73e). Difficile à comprendre de le voir sortir dans la foulée. Moment Ghanéens ont plongé. Simple coïncidence? But de Bukari en fin de match (89e) symbolisera également le cœur et la valeur du Étoiles noires qui aurait pu prendre plus de risques dans cette rencontre pour espérer un autre résultat. Ce Portugal était attrapable.

COUPS DE GRIFFE

Une sanction bien trop généreuse

Si désormais les arbitres sifflent tous les contacts dans la surface ou les duels lors des corners, comme ce fut le cas lors d’Argentine-Arabie Saoudite, le football ne s’en sortira pas mieux. Abusé par la ruse de Cristiano Ronaldo, tombé après une frappe à l’épaule de Mohammed Salisu (62e), l’officiel américain Ismail Elfath a clairement perdu pied. Quelques minutes auparavant, les Portugais, décevants dans le jeu pendant une grande partie de la rencontre, avaient décidé d’amplifier chaque chute avec moins de succès. Et ça a marché avec le penalty honteusement accordé à Ronaldo, qui n’a pas hésité à le convertir.

Un premier acte apaisant

Il fallait être bien éveillé pour ne pas s’endormir jeudi soir après les ennuyeuses 45 minutes offertes par les deux sélections. Entre des Portugais sans trop d’idées, à part retrouver Cristiano Ronaldo et espérer s’inspirer de leur légende, et des Ghanéens qui sont entrés sur le terrain avec l’ambition de jouer bas, compact, en attendant mieux, le public du stade 974 s’ennuie. Un vrai somnifère. Trop mou, trop téléphoné, trop lent… Un premier acte sans intérêt. Un peu mieux après ça… ce qui n’était pas trop difficile à faire.

Des stands encore clairsemés

Comme depuis le début de la Coupe du monde, à de rares exceptions près, l’affiche entre le Portugal et le Ghana n’était pas pleine au stade 974. A 15 minutes du coup d’envoi, l’enceinte était vraiment vide, avant de se remplir joliment lorsque les 22 comédiens sont entrés sur la pelouse. 42 662 spectateurs ont été annoncés à l’issue de la rencontre par le speaker officiel, un chiffre surprenant pour une enceinte censée accueillir 40 000 personnes. Encore une fois surprenant et un phénomène qui se répète pour cette Coupe du monde avec des chiffres pas forcément proches de la réalité, encore moins de ce que l’on peut voir de nos propres yeux sur la pelouse.

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