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près de la moitié des infrastructures énergétiques endommagées par les frappes russes


POINT SUR LA SITUATION – Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré jeudi soir que « dix millions d’Ukrainiens » étaient toujours privés d’électricité.

Moscou, qui accuse l’Ukraine d’avoir exécuté des prisonniers de guerre russes, la moitié des infrastructures énergétiques ukrainiennes endommagées, la Pologne, qui refuse l’entrée de la délégation russe sur son sol pour une réunion ministérielle de l’OSCE… Le Figaro fait le point sur le conflit en Ukraine ce vendredi 18 novembre.

Près de la moitié des infrastructures énergétiques ukrainiennes endommagées par les frappes russes

« Près de la moitié de notre système énergétique a été désactivé », a déploré le Premier ministre ukrainien Denys Shmygal lors d’une conférence de presse à Kyiv avec le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis. Il prétendait ainsi « soutien supplémentaire » de l’UE pour faire face à cette situation, en particulier « pour l’achat de volumes supplémentaires de gaz ». De nombreux Ukrainiens font face à l’arrivée de l’hiver avec peu ou pas d’électricité et pas d’eau chaude, alors que les premières chutes de neige de l’hiver sont tombées sur tout le pays jeudi. « Des restrictions de plusieurs heures sont imposées dans toute l’Ukraine pendant la journée »l’opérateur national d’électricité, Ukrenergo, a déclaré vendredi après que le président Volodymyr Zelensky a déclaré jeudi soir que « Dix millions d’Ukrainiens » étaient toujours sans électricité.

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Moscou accuse l’Ukraine d’avoir exécuté plus de 10 prisonniers de guerre russes

La Russie a accusé vendredi l’Ukraine de « crime de guerre »croyant que les troupes de Kyiv avaient exécuté « brutalement » plus d’une dizaine de ses soldats qui venaient de se rendre aux forces ukrainiennes. « Personne ne peut présenter le meurtre délibéré et méthodique de plus de 10 soldats russes qui ont été immobilisés (…), avec des balles directes dans la tête, comme une ‘tragique exception' », a fustigé le ministère russe de la Défense dans un communiqué. Cette accusation intervient après la publication sur les réseaux sociaux de deux vidéos d’une trentaine de secondes chacune, présentées comme montrant l’exécution de soldats russes par des soldats ukrainiens. Kyiv n’avait pas encore réagi à ces accusations en fin d’après-midi.

OSCE : la Pologne refuse l’entrée de la délégation russe sur son sol

La Pologne a refusé à la délégation russe l’entrée sur son sol pour une réunion ministérielle de l’OSCE prévue début décembre à Lodz (centre), a indiqué vendredi à l’AFP le porte-parole du ministère polonais des Affaires étrangères. La réunion annuelle des 57 ministres des Affaires étrangères de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, dont la Pologne assure cette année la présidence tournante, se tiendra les 1er et 2 décembre à Lodz. Cette réunion ministérielle est l’organe central de cette organisation internationale, responsable de ses décisions. Suite à l’agression russe en Ukraine, la Pologne et les trois États baltes ont annoncé en septembre qu’ils s’étaient mis d’accord pour restreindre temporairement l’entrée des citoyens russes sur leur territoire, même les titulaires de visas européens.

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Fortifications en Crimée annexée, réouverture du train Kyiv-Kherson

Après la reprise la semaine dernière d’une partie de la région de Kherson par l’armée ukrainienne, Kyiv et Moscou semblaient vouloir consolider leurs positions à l’approche de l’hiver. La Russie a annoncé qu’elle procédait à des travaux de fortification dans la péninsule de Crimée annexée, tandis que le retrait militaire russe à Kherson a permis aux Ukrainiens de rapprocher leurs canons de la région, qui a déjà été prise pour cible à plusieurs reprises ces derniers mois. « Des travaux de fortification sont en cours sous mon contrôle sur le territoire de la Crimée afin de garantir la sécurité des Crimés », a déclaré Sergei Aksionov, le gouverneur installé par Moscou. Depuis son annexion en 2014, Moscou considère la Crimée comme faisant partie de son territoire, qui n’est pas reconnu par la communauté internationale. Kyiv a répété plusieurs fois ces derniers mois vouloir reprendre la péninsule.

La compagnie nationale des chemins de fer ukrainiens a de son côté annoncé la réouverture de la ligne ferroviaire entre la capitale Kyiv et la ville de Kherson, symbole une semaine jour pour jour après sa libération. « Aujourd’hui, nous lançons notre premier train de Kyiv à Kherson », a déclaré à l’AFP Natalia Turchak, porte-parole d’Ukrzaliznytsia. Le voyage est prévu « à 22h14 (20h14 GMT) de la capitale, et arrivera demain vers 09h00 (07h00 GMT) à Kherson »avec « environ 200 passagers (…) à bord »s’est réjoui sur Facebook un responsable local, Serguiï Khlan. « Pour le moment, il n’y a qu’un seul train. Ensuite, nous verrons si cela devient une ligne régulière. » du réseau ferroviaire ukrainien, a déclaré Natalia Tourchak.

Nord Stream : la Suède confirme le sabotage des gazoducs

Les explosions qui ont touché en septembre les gazoducs Nord Stream 1 et 2 en mer Baltique, construits pour acheminer le gaz russe vers l’Europe, relèvent du sabotage, a annoncé vendredi le procureur chargé de l’enquête préliminaire menée en Suède. « Les analyses qui ont été effectuées montrent des restes d’explosifs sur plusieurs des corps étrangers découverts »a déclaré le procureur Mats Ljungqvist dans un communiqué. « La poursuite de l’enquête préliminaire pourra montrer si quelqu’un peut être poursuivi pour un crime »a ajouté le parquet.

Fin septembre, quatre énormes fuites de gaz avaient été détectées sur des gazoducs reliant la Russie à l’Allemagne, toutes dans les eaux internationales. Deux sont cependant dans la zone économique suédoise et deux dans celle du Danemark. Des inspections sous-marines préliminaires avaient renforcé les soupçons de sabotage, les fuites ayant été précédées d’explosions, selon les enquêteurs. Fin octobre, le consortium Nord Stream, dont le russe Gazprom est l’actionnaire majoritaire, a envoyé un navire civil sous pavillon russe effectuer une inspection en zone suédoise. En novembre, Nord Stream a également reçu l’autorisation d’inspecter les gazoducs dans la zone danoise, où une autre enquête est en cours.

 » VOIR ÉGALEMENT – Le gazoduc Nordstream 2 a été « saboté », selon le procureur suédois chargé de l’enquête préliminaire

lefigaro -fp

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