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Qatar 2022 : la vie est… belge !


La Belgique était chaude contre le Canada et pas seulement sur le terrain au Qatar. A Québec, les Belges rassemblés ont accueilli avec un mélange de bonheur et de soulagement l’unique but du match, qui leur a offert la victoire.

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Le point de rendez-vous avait été donné sur la Grande Allée, au Belga Resto-Bar et pendant de longues minutes, la tension était bien plus palpable que l’euphorie.

Rien de tel qu’un mercredi après-midi frisquet autour d’une pinte de bière et de frites pour espionner les prouesses des deux pays.

Après les nombreuses polémiques liées aux droits de l’homme au Qatar, il était enfin temps de s’amuser pour ce match entre la terre natale des Belges réunis là-bas et leur pays hôte. Difficile de demander mieux !

« Je suis content qu’on parle un peu plus de sport. Les joueurs n’ont rien à voir avec ce qui se passe là-bas. Il y en a beaucoup qui parlent de boycotter la Coupe du monde et qui vont passer le mois prochain devant la télé », a plaisanté le restaurateur, Luc Van Steene.

Émotions fortes

Tout comme ses compatriotes, M. Van Steene s’est rapidement retrouvé sur les nerfs. Dès la neuvième minute, lorsque le Canada a obtenu un penalty, les Belges du Québec ont tremblé à l’unisson pour leurs Diables Rouges. Quand l’un des meilleurs gardiens du monde, Thibaut Courtois, a résisté, les cris des personnes présentes traduisaient un stress évident.

« Il est temps pour eux de commencer à jouer », a maudit M. Van Steene en désignant les représentants du plat pays.

Bien que les Canadiens aient dominé la première demie, le but de Michy Batshuayi en 44e la minute a semé l’hystérie. De nombreux soupirs d’inquiétude se sont fait entendre par la suite, mais les Belges ont résisté.


Qatar 2022 : la vie est… belge !

Photo Stevens LeBlanc

Luc Van Steene avait un sourire facile après le but de la Belgique.

Un couple partagé

Sur place, malgré la concurrence, aucune animosité. La preuve la plus tangible de cette ambiance bon enfant est venue du couple formé par Béatrice Delplanche et Claude Robillard, un Belge et un Canadien.

« J’habite ici depuis 22 ans, mais je serai toujours Belge. Cela me dérangeait toujours parce que je souhaitais que le Canada ait une meilleure chance que de nous tomber dessus. J’avais peur et si le Canada avait gagné, j’en connais un qui aurait passé une mauvaise soirée », a-t-elle rigolé en se tournant vers son conjoint.

« Je trouve ça bien ce qui se passe », a répondu M. Robillard sur le fait que les deux pays se faisaient face.

« C’est quand même décevant pour le Canada qui n’a jamais gagné à ce tournoi. »

La dernière chance

Pour Luc Van Steene, ce fut le bonheur puisqu’il estime, comme de nombreux observateurs, que la fenêtre se referme pour l’équipe belge.

« C’est la dernière chance pour cette génération dorée. Ils disent qu’ils sont l’équipe la plus âgée de la Coupe du monde, mais à 31 ans, est-on vraiment vieux ? J’ai 54 ans et je n’en ai pas ! », a-t-il lancé en riant.

« Pour que le Canada continue de croître, il doit y avoir une refonte afin que l’équipe nationale puisse jouer de meilleurs clubs que la CONCACAF. Au moins, les joueurs expatriés en Europe vont aider l’équipe et devenir des modèles pour les jeunes », a déclaré celui qui vit au Québec depuis 14 ans.

Signe que les Belges se sentent toujours chez eux ici, Béatrice Delplanche a résumé les émotions ambivalentes après la victoire.

« Maintenant que nous avons trois points, je vous dis Go Canada ! »



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