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quand Boris Johnson se lâche sur la France et l’Allemagne


Dans une interview sur CNN Portugal, l’ancien Premier ministre britannique dénonce le « refus jusqu’au dernier moment » de la France face à la perspective d’une invasion russe.

Correspondant à Londres,

BoJo n’a jamais eu sa langue dans sa poche, et c’est encore moins le cas depuis qu’il n’est plus en affaires. Sur CNN Portugal, l’ancien Premier ministre britannique confiait que, l’hiver dernier, la France avait été « dans le déni jusqu’au dernier moment » face à la perspective d’une invasion russe de l’Ukraine.

Selon Boris Johnson, les nations occidentales étaient très divisées au sujet de l’Ukraine avant que Moscou ne lance son attaque contre l’Ukraine le 24 février. »Ce fut un énorme choc, il a dit, nous pouvions voir les groupes tactiques de bataillons russes se rassembler, mais certains pays avaient des évaluations très différentes ». CNN rappelle qu’Emmanuel Macron était en première ligne pour discuter avec Vladimir Poutine. Et qu’en mars, le chef du renseignement militaire français, le général Eric Vidaud, aurait été sommé de démissionner de son poste en partie pour « ne pas avoir anticipé » L’invasion russe de l’Ukraine.

« Une façon désastreuse de voir les choses »

Deux autres grands pays de l’UE en tiennent pour leur rang. L’Allemagne, d’abord, accusée d’avoir initialement privilégié une rapide défaite militaire ukrainienne à un long conflit. « Le point de vue allemand était que si cela devait arriver, ce serait un désastre. Il valait donc mieux que tout cela se termine rapidement et que l’Ukraine plie. » a affirmé Johnson, citant « toutes sortes de raisons économiques valables » pour cette approche. « Je ne pouvais pas supporter ça, c’était une façon désastreuse de voir les choses, il a continué. Mais je peux comprendre pourquoi ils ont pensé et ressenti cela. » suite BoJo. Une allusion à la dépendance énergétique allemande vis-à-vis de Moscou. Ces révélations ont suscité un démenti cinglant de la part des Allemands, qui ont souligné que l’ancien premier ministre avait « une relation particulière avec la vérité ».

Johnson accuse également l’Italie, révélant que Mario Draghi, au pouvoir à l’époque, s’était dit « incapable de soutenir la position que nous prenions » compte tenu de sa dépendance « massif » aux hydrocarbures russes. Boris Johnson reconnaît cependant qu’une fois les hostilités déclenchées, tous les pays européens se sont ralliés à la cause ukrainienne et lui apportent aujourd’hui un soutien indéfectible.

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lefigaro -fp

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