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quatre candidats jouent leur rôle devant la fédération LR de Paris


Plusieurs centaines de militants ont participé à la rentrée politique des Républicains parisiens mercredi soir en présence d’Éric Ciotti, Bruno Retailleau, Aurélien Pradié et Serge Grouard.

Une péniche le long des quais de Seine. Les Républicains de Paris ont choisi la paquebot comme théâtre de leur rentrée politique, mercredi 21 septembre au soir. Si certaines plaisantent avec des allusions au titanesque, Agnès Evren, présidente de la deuxième fédération LR de France (après celle des Alpes-Maritimes), peut se réjouir : le bateau amarré quai de Javel, dans le XVe arrondissement, est plein. Sur les 850 personnes attendues, l’élu estime que près de 700 militants sont présents.

« Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu autant de monde à une réunion de fédération», souligne Martine, 73 ans, visiblement ravie de l’ambiance. La présence de quatre candidats à la présidence des Républicains aurait suscité une grande curiosité parmi les députés. D’autant que les élus en question n’ont pas tous la même notoriété. Éric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, peut bénéficier de la visibilité acquise lors de la dernière élection présidentielle qui lui a permis d’arriver en deuxième position à la primaire. Mais de nombreux députés s’interrogent encore sur le sénateur vendéen Bruno Retailleau, le député du Lot Aurélien Pradié ou encore le maire d’Orléans Serge Grouard. « Nos militants savent aussi que nous sommes en danger de mort et il y a une forte attente d’un sursaut à droite», raconte l’un des organisateurs pour expliquer l’affluence.

Respect

« Président Ciotti ! Président Ciotti !. Avant les premières prises de parole d’Agnès Evren, Rachida Dati et Annie Genevard, certains supporters ont voulu marquer les esprits, mais l’organisateur a vite calmé le jeu. Il n’était pas question de faire vivre la compétition de cette manière. « JEJe vous demande de respecter chacun des candidats qui nous honorent de leur présence., clame le président. Tout le monde est réuni pour entendre des élus qui prétendent raviver l’espoir au sein d’une droite marquée par trop d’échecs. Chacun défend ses ambitions avec son style et son tempérament, mais Rachida Dati les met en garde : «La seule chose que je vous demande, c’est de ne pas nous décevoir. Préservons notre unité ! », leur lance-t-elle.

Éric Ciotti, le premier à prendre la parole, commence par rappeler la situation générale d’un « pays en perditionet cela doit être corrigé. Pour ce faire, il propose unefeuille de route» et plaide pour le «clarté». Pour lui, la victoire de Rachida Dati aux élections municipales à Paris en 2026 devrait être la première étape avant celle de Laurent Wauquiez à la présidentielle de l’année suivante.

Il assume ses choix en insistant sur l’urgence d’organiser rapidement le parti LR en fonction d’objectifs précis, au nom d’une «droit qui ne s’excuse plus« . Les fans de l’élu du sud ne sont pas déçus. »Ciotti sait parler aux militants», glisse un député.

« Nous sommes en difficulté »

Avec une fibre plus locale, le maire d’Orléans rejoint le micro pour faire également un constat accablant de la situation en France. « Nous sommes dans le pétrin, les amis !», lance-t-il, louant son point de vue d’élu local sur le «réalité quotidienne« . Le candidat appelle les militants au rassemblement et à la lutte. Partisan de lachasse en meute« , il veut « mettre Macron au pied du mur». Lui aussi évoque une feuille de route pour redresser la barre.

Quand Aurélien Pradié, le plus jeune des candidats, est invité à prendre la parole, ceux qui le connaissent bien ne sont pas surpris. Après avoir remercié tous ceux quitenu le« , le député du Lot déploie ses lignes de force : la promesse républicaine, une droite capable d’incarner l’espoir, la mobilité sociale… »Le seul droit que je connaisse est le droit populaire», lance-t-il sous les applaudissements, avant de vanter «courage et tempéramentcomme les qualités essentielles d’un président de parti qui « ne doit pas être là pour chauffer l’endroit« .

« Les Français ne nous croient plus »

Enfin, c’est Bruno Retailleau qui clôt le bal de cette chaude soirée. Le jeu n’est pas facile puisque l’assistance est plus distraite au fil des minutes mais le sénateur sait qu’il doit surprendre. « Ce soir je te parlerai avec mes tripes même si je peux te choquer« . Le parlementaire, qui veut un « nouvelle fête», ajoute : «Les français ne nous croient plus« . Il mise sur la lucidité pour mieux défendre l’urgence d’un saut à droite. Il promet aux militants de ne pas les voir comme de simples « distributeurs de prospectusmais de les associer à des référendums internes sur chaque décision majeure d’un parti décentralisé. Un vrai droit, la fin de l’assistanat, une solidarité qui se mérite, une réponse à l’islamisme, des Français consultés sur le contrôle de l’immigration… Bruno Retailleau termine son intervention musclée en évoquant un «combat de civilisation» et faire le «serment« ne jamais trahir le »valeurs » et le « croyancesde la droite.

Poussés par cette série de discours énergiques, les invités de la fédération parisienne semblent heureux. Tiffany, une Congolaise de 39 ans, a pu prendre un selfie avec son préféré, Éric Ciotti. Un peu plus loin, Betty, 78 ans, comme Karine, 50 ans, ou Gérard, 79 ans, se disent séduits par « élan »« JEa de la simplicité » et « authenticitépar Bruno Retailleau qui vient de les surprendre. Après une coupe de champagne et un filet de lotte, les convives ne sont pas encore au rendez-vous mais visiblement, la campagne pour la présidence des Républicains est bien lancée. Et la fédération parisienne s’est offert un aperçu alléchant de la compétition, alors que les candidats n’ont pas encore franchi l’étape incontournable du parrainage.

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