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Rallye Dakar remporté par Nasser al-Attiyah et Sam Sunderland

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Le Qatari Nasser al-Attiyah et le Britannique Sam Sunderland ont remporté vendredi en Arabie saoudite l’édition 2022 du Rallye Dakar, également marquée par la mort d’un chef mécanicien français dans un accident.

Récidivistes, Nasser al-Attiyah (Toyota) et Sam Sunderland (KTM) ont remporté le Dakar-2022, vendredi 14 janvier, à Djeddah, en Arabie saoudite. La quatrième victoire du Qatari en voiture et la deuxième du Britannique en moto.

L’arrivée a été pleurée par la mort d’un chef mécanicien français de l’équipe PH Sport, Quentin Lavallée (20 ans), dans un accident de la route. « Son passager, Maxime Frère, de nationalité belge, a été blessé et transporté conscient à l’hôpital des gardes nationaux de Djeddah (ouest) où un bilan complet est en cours », ont indiqué les organisateurs dans un communiqué.

Déjà vainqueur du mythique rallye-raid en 2011, 2015 et 2019, Attiyah, vainqueur du prologue et d’une étape sur douze, devance le Français Sébastien Loeb (Prodrive) de 27 min 46 sec et le Saoudien Yazeed al-Rajhi (Toyota) à partir de 1 h 1 min 13 sec.

En tête depuis la première étape, le Qatari de 51 ans avait jusqu’à 48 minutes d’avance avant de contrôler les dernières journées.

« Le sentiment aujourd’hui est incroyable, nous sommes très heureux », a-t-il réagi, tandis que son copilote Mathieu Baumel, pour qui c’est le troisième sacre, est revenu sur la difficulté de gérer leur importante avance. « Ça veut dire ne pas rouler mais il faut quand même pas être trop loin. On écoute tous les bruits, on fait attention à tout et c’est finalement plus stressant que d’être à l’attaque », a expliqué le Français. .

Loeb, il n’était pas mécontent, malgré un début de course difficile : « On se disait ‘c’est mort, c’est fini’ (en perdant 30 minutes de la deuxième étape, NDLR) mais, finalement, on a réussi à lutter pour la deuxième place , ça reste un grand rallye ».

« Vu les écarts très serrés, on n’a jamais pu rattraper (ce retard) mais on a eu des victoires d’étapes, de belles étapes, c’est sympa », a poursuivi le nonuple champion du monde des rallyes.

« Épuisant sur mes nerfs »

En moto, Sunderland, 32 ans, décroche enfin un deuxième succès, après 2017 en Amérique du Sud.

Il devance le Chilien Pablo Quintanilla (Honda) de 3 min 27 sec et l’Autrichien Matthias Walkner (KTM) de 6 min 47 sec. Le Français Adrien Van Beveren (Yamaha) a terminé au pied du podium, à 18 min 41 sec.

Premier motard britannique à remporter le Dakar, Sunderland a presque doublé la mise en 2019 et 2021, mais n’a terminé que 3e.

Cet hiver, il s’est lancé dans une nouvelle aventure. Après six éditions avec l’équipe d’usine Red Bull KTM, il rejoint GasGas. Ce questionnement a été fructueux.

« Je suis resté dans la course et j’ai fait du bon travail hier (jeudi) mais c’était très serré cette année », a déclaré le Britannique. « J’ai attendu dix minutes la confirmation de la victoire à l’arrivée, c’était fatiguant pour mes nerfs. »

« C’est encore mieux que le premier, ça fait cinq ans d’attente, c’est très long », a-t-il ajouté.

Sunderland, leader du général durant la première semaine, a animé les derniers jours, pour finalement ne prendre la première place de son beau-frère Van Beveren (il est marié à la soeur du pilote français) qu’à la veille de l’arrivée. .

Explosion

Malgré tout, le Tricolore a exprimé sa satisfaction : « C’est émouvant pour moi de finir ce Dakar, je conserve ma capacité à revenir au sommet après quatre années dures à vivre avec des casses, des chutes », a commenté le pilote Yamaha. , une larme à l’oeil.

Outre les craintes liées à la situation sanitaire, d’autres inquiétudes se sont glissées après l’explosion d’un véhicule dont l’origine reste officiellement inconnue.

Cette explosion, qui a eu lieu le 30 décembre à Djeddah, a grièvement blessé le pilote français Philippe Boutron, 61 ans, rapatrié après avoir subi une intervention chirurgicale.

La justice française a ouvert une enquête pour « tentatives d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste ».

Ce qui est encore officiellement qualifié d' »accident » par l’organisation et les autorités a entraîné un renforcement drastique des mesures de sécurité autour de la compétition.

Les dirigeants saoudiens, critiqués pour les atteintes aux droits humains du royaume, utilisent depuis plusieurs années le sport comme levier diplomatique afin de redorer l’image du pays sur la scène internationale.

Le Dakar-2022 a également vu arriver les motorisations hybrides en rallye-raid (notamment avec Audi en voiture), avec des performances bien au-dessus du plateau conventionnel, mais des problèmes de fiabilité incompatibles avec un résultat global.

Avec l’AFP


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