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reprise à Ruka sans les dirigeants russes, « le sport reste politique », assure Maurice Manificat


La Coupe du monde de ski de fond reprend de vendredi à dimanche à Ruka (Finlande) sans l’une des deux grandes nations de ce sport, la Russie, privée de compétition en raison de la guerre en Ukraine.

Exclus depuis mars, les skieurs russes et biélorusses ne pourront pas retrouver le circuit international à la rentrée, comme l’a confirmé fin octobre le Conseil de la Fédération internationale de ski (FIS).

La FIS suit ainsi les recommandations du Comité International Olympique comme la majorité des instances sportives. Mais en ski de fond plus qu’ailleurs, la perte de talent est immense.

Seuls capables de contester la suprématie des Norvégiens sur la durée, les Russes avaient remporté près d’un tiers des médailles distribuées aux JO de Pékin en février. Natalia Nepryaeva avait également remporté le classement général de la Coupe du monde et Alexander Bolshunov a terminé 2e de la catégorie masculine, après avoir soulevé le gros globe deux saisons de suite.

« C’est une honte pour les athlètes. Mais quand je ne suis pas là, je ne leur manque pas, a déclaré à l’AFP l’expérimenté Français Maurice Manificat. Le sport reste politique. Quand un pays déclare la guerre, imaginez-vous un Russe lever les bras sur le podium ?

« D’autres les remplaceront, à nous de saisir les opportunités ! Peut-être y aura-t-il de nouvelles stars, de nouvelles hiérarchies, un nouveau skieur monstrueux», prédit le triple médaillé olympique du relais.

pression norvégienne

« L’absence des Russes n’est pas une bonne nouvelle pour le sport», estime Pierre Mignerey, DTN de la fédération française de ski et ancien responsable ski de fond pour la FIS, conscient de l’impact des absences pour un sport déjà mineur hors de Scandinavie.

Lors du dernier Conseil de la FIS, les représentants des athlètes Hannah Kearney et Martti Jylha ont indiqué qu’un peu plus de la moitié des athlètes dépendants de la FIS interrogés étaient favorables au maintien de la suspension (sans que les conditions précises du sondage ne soient rendues publiques). Les deux élus ont toutefois relevé de grosses différences selon les disciplines, les athlètes de ski nordique se révélant largement favorables à la suspension des Russes.

La Norvège, très active sur le sujet, continue de faire pression sur le cœur de la FIS en exigeant que les responsables russes soient également exclus de toutes les rencontres. Une demande rejetée par le Conseil qui entend « continuer la conversation« .

Alors que le circuit reprend à une trentaine de kilomètres de la frontière russo-finlandaise, les internationaux russes se contentent de compétitions locales, comme la Coupe de Russie, et relaient régulièrement leur incompréhension sur leurs réseaux sociaux.

Pour remporter la Coupe du monde puis récolter des médailles aux Championnats du monde de Planica (Slovénie, 22 février – 5 mars), le Norvégien Johannes Hoesflot Klaebo fait figure de favori, tandis que l’abandon de sa compatriote Therese Johaug laisse la porte ouverte chez les féminines.

lefigaro -sports

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