Skip to content
Retraite : de meilleurs revenus avec une assurance-vie


Cela pourrait vous mystifier presque autant qu’un numéro de Luc Langevin. Le concept : utiliser une police d’assurance-vie pour générer un revenu de retraite libre d’impôt.

Oui, l’assurance-vie peut parfois aider un retraité à joindre les deux bouts.

Attention : à la base, le produit n’est pas conçu à cet effet. Méfiez-vous si un conseiller pousse cet argument, car si vous cherchez à épargner pour la retraite, il y a bien mieux que l’assurance.

Valeur de rachat en garantie

Cette stratégie implique une assurance vie entière avec une valeur de rachat qui s’y rattachent. Tout tourne autour de lui. Cette option permet de récupérer avant son décès une partie plus ou moins importante des sommes versées au fil du temps au contrat. Dès qu’elle est invoquée, l’assurance est résiliée.

La valeur de rachat n’est accessible qu’après plusieurs années, et son retrait s’accompagne généralement d’un avis d’imposition (cela dépendra du moment choisi pour récupérer votre argent).

La stratégie en question n’est pas de l’encaisser, mais d’emprunter jusqu’à 90% de la valeur en espèces à la banque, en l’offrant en garantie. L’institution financière se remboursera avec le capital-décès de l’assurance-vie, une fois que le client sera parti pour sa dernière demeure.

C’est un peu le même principe qu’avec la marge de crédit hypothécaire utilisée pour financer certains projets de retraite. Dans ce cas, vous empruntez sur la valeur sans hypothèque de votre propriété (qui sert de garantie), et le prêteur récupérera votre argent et les intérêts lorsque la maison sera vendue.

Mais où est le problème avec l’assurance ?

Votre besoin d’assurance

Contrairement à l’immobilier qui offre un logement, l’assurance vie permanente répond à un besoin précis : l’optimisation patrimoniale. Il ne faut pas y souscrire sans avoir au préalable la certitude de mourir avec des comptes bancaires bien garnis. C’est un produit de niche pour les riches.

Si on vous propose une assurance vie entière à utiliser à la retraite, c’est discutable. Vous devez d’abord avoir un besoin successoral, donc avoir beaucoup d’argent. Et si tel est le cas, le recours à l’assurance pendant la retraite devrait être inutile.

La stratégie résulte donc d’une mauvaise planification au départ ou d’un revers de fortune.

« Emprunter sur la valeur de rachat est au mieux un plan C ou D. On va l’utiliser pour aider un client à réaliser un projet, par exemple l’acquisition d’un véhicule récréatif. Avant, on explorera d’autres possibilités », explique Caroline Désy, conseillère en sécurité financière chez BGY, services financiers intégrés.

C’est que la démarche n’est pas sans risque. Dans certaines circonstances (hausse des taux d’intérêt, prêt approchant la valeur de la garantie, notamment), l’institution financière peut rappeler le prêt. Sans l’argent à rembourser, le client doit alors encaisser la valeur de rachat, qui est accompagnée d’un compte de taxes et met fin à la police d’assurance.

Le retraité sort alors perdant. Caroline Désy écarte cette stratégie si l’assuré ne dispose pas déjà de ressources suffisantes pour régler le prêt sans avoir à utiliser la valeur de rachat.

C’est donc un plan C ou D pour les gens aisés. Pas le plan A pour la personne moyenne.

BESOINS RÉELS D’ASSURANCE

  • 95% les besoins en assurance-vie sont comblés par une assurance-vie temporaire, beaucoup moins chère.
  • La prestation de décès de l’assurance-vie temporaire est utilisée pour remplacer la perte de revenu résultant du décès d’un soutien de famille.
  • Dans certaines circonstances, l’assurance-vie permanente peut être utilisée pour payer des impôts au décès sur des actifs illiquides dans lesquels des gains en capital se sont accumulés, comme un chalet ou un immeuble à revenus.



journaldemontreal-borsa

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.