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Sabyl Ghoussoub remporte le Goncourt des lycéens 2022


Avec son troisième livre, Beyrouth-sur-Seineautobiographie drôle et émouvante aux éditions Stock, la romancière succède à Clara Dupont-Monod au palmarès de ce prix littéraire très prescriptif.

Et deux pour Stock ! Après le prix Goncourt des lycéens décerné à Clara Dupont-Monod pour Adapter en 2021, c’est au tour de Sabyl Ghoussoub de remporter cette année le prix du prescripteur, chez le même éditeur. A 12h45, les 13 lycéens délégués se sont réunis à la mairie de Rennes, berceau du Prix, pour couronner Beyrouth-sur-Seine (éd. Stock), une autobiographie drôle et émouvante dans laquelle il raconte la vie de sa famille . , exilé, déchiré entre la France et le Liban des années 70 à nos jours.

Chaque année, après deux mois de lecture assidue des 14 romans en lice, issus de la première sélection Goncourt, les lycéens délégués de chaque région délibèrent à huis clos pour dresser une short list, dont le lauréat. Sabyl Ghoussoub a affronté Nathan Devers pour Liens artificiels (Albin Michel), Sarah Jollien-Fardel pour Son favori (Sabine Wespieser), Pascale Robert Diard pour Le petit menteur (L’Iconoclaste).

Né à Paris en 1988, Sabyl Ghoussoub est parti au Liban avant ses 18 ans. Il y a vécu plusieurs années, l’a quitté, puis est revenu lors de la révolution d’octobre 2019. Ancien directeur du Festival du film libanais de Beyrouth et commissaire de l’exposition « C’est Beyrouth » à l’Institut des Cultures d’Islam de Paris, il tient aujourd’hui la chronique littéraire « Quoi qu’on lise » en langue libanaise francophone du quotidien L’Orient-Le jour.

Beyrouth-sur-Seine a été chaleureusement remarqué par la critique. Dans le numéro du 6 octobre de Figaro littéraireChristian Authier écrit ainsi : « Certaines scènes tragi-comiques semblent sortir d’un roman de Philip Roth ou d’un film de Woody Allen. Pourtant, c’est dans un documentaire de Martin Scorsese consacré à ses parents que Sabyl Ghoussoub retrouve les siens, « cet ailleurs méditerranéen avec ce mélange de machisme et de tradition, de mélancolie et d’humour noir, d’excès et d’excès, de cris et de larmes ». aux identités mixtes, l’écrivain n’est finalement originaire que d’un seul pays, celui de ses parents :  »Même après leur mort, je n’aurai qu’à me regarder et m’écouter pour les retrouver dans mes gestes et mes paroles. Ils vivront en moi. »”

Petit frère du Goncourt, celui des lycéens se déroule chaque année de septembre à novembre et permet à quelque 2 000 élèves de lycées généraux, technologiques, professionnels et agricoles, de la seconde au BTS, de découvrir la littérature contemporaine et d’éveiller le goût de la lecture. La sélection des lycéens du Goncourt, créée à Rennes en 1988 et organisée par la Fnac et le ministère de l’Éducation nationale, a été annoncée lundi après délibérations en région. Celles-ci se sont déroulées dans six villes : Lyon, Metz, Nantes, Nîmes, Paris et Rennes. Cette année, le Prix a mobilisé 55 lycées en régions et à l’étranger (Etats-Unis, Canada, Liban). Sept rencontres entre étudiants et auteurs se sont tenues ces dernières semaines en région.

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