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Sébastien Rogues et Mathieu Souben franchissent la ligne en premier en Martinique


C’est mardi 23 novembre, à 2h54 heure métropolitaine (21h54 heure locale, lundi), que le duo composé de Sébastien Rogues et Mathieu Souben a coupé en premier, à bord du Primordial, la ligne vers Fort-de-France, après 15 jours, 13 heures et 27 minutes du 15e édition de la Transat Jacques Vabre dans la catégorie Océan Cinquante, trimarans 50 pieds (15 m). Dans la même catégorie Koesio et Leyton compléter le podium.

Sébastien Rogues a prononcé ses premiers mots, sur le ponton : « Nous arrivons avec un bateau qui n’a subi aucune avarie, rien. Peut-être que nous avons perdu le capuchon du stylo, mais cela s’arrête à peu près là. Ce sont des moments rares dans une vie. Nous allons profiter, savourer.  »

« Cette transat a été dure car elle a été longue, plus longue que prévu, a déclaré, pour sa part, Mathieu Souben. Cela a demandé beaucoup d’engagement, la partie d’échecs sur l’Atlantique a commencé à Ouessant, c’est très tôt. Nous avons laissé beaucoup d’énergie et nous arrivons à plat. « 

Parti du Havre en France métropolitaine, le parcours de la flotte de sept petits trimarans engagés était plus court : 5 800 milles contre 7 500 pour les Ultimes 32 mètres à foils. Le premier Ultime, Edmond de Rothschild, est attendu en fin de matinée, heure de Paris, sur la ligne.

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La destination martiniquaise est inédite dans l’histoire des arrivées de cette transatlantique qui se dispute en double tous les deux ans, de même que la météo pour cette traversée était inédite, qui s’est opérée en empruntant trois itinéraires distincts afin d’épargner les « groupés » Arrivées. « Pour cette flotte de 77 bateaux répartis en quatre classes (Ultime, Ocean Fifty, Imoca et Class 40). On notera simplement quatre abandons après quinze jours de course.

En effet, la traversée s’est déroulée dans des vents légers à moyens. Dans le golfe de Gascogne, la mer était un vrai sirop, obligeant les différentes flottes impliquées, notamment l’Imoca et le Class 40, à tricoter des bords par vent faible le long des côtes espagnoles puis africaines.

Une météo « totalement atypique »

« La météo était totalement atypique », explique Corentin Douguet, futur concurrent en Class 40 pour la prochaine Route du Rhum en novembre 2022, et qui sur cette édition de la Transat Jacques Vabre a couru l’Ultime SVR-Lazartigue (François Gabart- Tom Laperche) ainsi que le trimaran de 50 pieds Solidaires en Peloton – ARSEP (Thibaut Vauchel-Camus et Fred Duthil), – ce dernier duo n’a pas pu défendre ses chances, victime de la perte de leur gros gennaker au sud de l’archipel du Cap-Vert. « D’habitude, à cette période de l’année, les choses se corsent dans le golfe de Gascogne. Ensuite, les alizés étaient quasi inexistants. D’où les faibles vitesses, assez inhabituelles, y compris pour les Ultimes », ajoute Corentin Douguet.

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L’équipage des Rogues-Souben, à bord d’un des plus vieux bateaux de la flotte (Primordial a été lancé en 2019), – également piégé au passage d’Ouessant, tentant de rejoindre le sud avec des vitesses de bateaux de croisière (6 nœuds qui descendent parfois à 2) -, a alors su combiner placement et vitesse depuis Madère pour dépasser le Roux -Équipe Macaire (Koesio) qui a été ralentie par une manne à Ténérife. L’avance de Primordial puis est passé de 40 à 100 milles.

Le duo Breton-Vendée (Koesio), qui était alors souverain dans cette première moitié de parcours, a vu ses chances de rentrer s’amenuiser. Primordial ne lâchera jamais les têtes d’Ocean Fifty grâce à cette parfaite négociation des Canaries par l’ouest. Il a ensuite réussi à creuser un écart important, allant jusqu’à 200 milles, avec ses concurrents sur la route de la zone de convergence intertropicale. La descente est rapide et si le Pot au Noir lui efface l’avance, il ne redistribue pas les cartes, comme ce fut le cas lors de la dernière édition de la Transat Jacques Vabre.

Les deux skippers ont remarquablement exploité leur trimaran, vainqueur sous d’autres couleurs de la dernière Route du Rhum (skipper par Armel Tripon en 2018), pour reconstituer ce matelas à l’avance ces quatre derniers jours, donnant lieu à de nombreux empannages le long de la zone d’exclusion. au large du Brésil. L’élastique se détend, mais un bateau ne reviendra jamais à moins de trente milles du tableau arrière de Primordial.

Cadence élevée

Le duo Rogues-Souben, avec une troisième place en course il y a deux ans, a réussi à maintenir un rythme élevé sachant que les deux autres favoris, Koesio et particulièrement Leyton, emmené par le duo anglo-français Sam Goodchild-Aymeric Chappelier, avait survolé cet été le Pro Sailing Tour, le nouveau circuit des trimarans de 50 pieds.

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Sébastien Rogues (35 ans), « ministe » de formation – habitué de la Mini-Transat, course en solitaire sur des bateaux de 6,50 m -, enrichit son palmarès, lui qui a déjà remporté la transat Jacques Vabre en 2013 avec Fabien Delahaye , à l’époque en Class40.

Quant au podium des Ultimes, mis à part l’avarie, il semble constitué : le Maxi Edmond de Rotchchild (Cammas – Caudrelier), dont l’hégémonie aura marqué cette édition devrait franchir la ligne dans la matinée suivi par Banque Populaire XI (Le Cléac’h-Escoffier) ​​et SVR Lazartigue (Gabart-Laperche). Les cinq Ultimate engagés devraient terminer la course.

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Jeudi, les Imoca (monocoques de 18 m) sont attendus, toujours emmenés par Linkedout du duo Rettant-Lagravière. Ce dernier réalise une course de maîtrise absolument somptueuse, sachant que, sur ses talons, se trouvent les deux meilleures équipes et équipes de la classe Imoca : Apivia (Dalin-Meilhat) et Charal (Beyou-Pratt).

Concernant les premiers des Class 40 (monocoques 12 m) ils ne sont pas attendus avant le début de la semaine prochaine. Le trio Homme rouge, Volvo et Crédit mutuel engageant, dans les avant-postes, un combat de toute beauté.

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