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« Secours » et « parents volontaires » en renfort dans les écoles

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En raison d’un « très grand nombre » d’absences anticipées du réseau scolaire, le Québec suggère que les écoles utilisent des « parents bénévoles » pour encadrer des groupes d’élèves et envisage le « délestage » de certains services.

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Le ministère de l’Éducation a transmis jeudi au réseau scolaire des « lignes directrices » sur lesquelles doivent s’appuyer les centres de services scolaires et les écoles privées pour élaborer un « plan d’urgence » afin d’éviter les perturbations des services, de sorte que le retour en classe a été confirmé pour le lundi janvier. 17.

« L’objectif est de maintenir les élèves présents à l’école de manière sécuritaire, malgré le taux élevé d’absentéisme anticipé du personnel scolaire », peut-on lire dans le document obtenu par Le Journal.

« Parents bénévoles »

Les écoles sont invitées à identifier des « personnes ressources » qui pourraient être appelées en cas de besoin, comme des « parents bénévoles capables d’accompagner les élèves en classe dans leurs apprentissages pendant l’absence physique de l’enseignant ».

Cette avenue adoptée par le Québec a été suggérée par les centres de services scolaires. La présidente de la fédération qui les représente, Caroline Dupré, explique que les directions d’école pourraient faire appel à des parents bénévoles déjà impliqués dans l’école pour encadrer un groupe d’élèves pendant que leur enseignante isolée à domicile donne des cours à l’école. écran.

Il s’agirait d’une situation inédite qui serait pourtant loin d’être « idéale », souligne pour sa part Nicolas Prévost, président de la Fédération québécoise des directeurs d’établissements d’enseignement.

« Nous le ferons si nécessaire », lâche-t-il, tout en soulignant à quel point la gestion des absences représentera un casse-tête difficile à résoudre dans les semaines à venir.

Dans les rangs des enseignants, on déplore que le Québec semble s’intéresser uniquement à la présence en classe des élèves, sans se préoccuper davantage de leur apprentissage. « On s’oriente vers le gardiennage, c’est ce que ressentent les enseignants », lâche Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’éducation (FSE-CSQ).

« Perte »

Les écoles doivent également identifier les élèves à accompagner en priorité, comme les élèves en difficulté ou ceux du premier cycle du primaire par exemple.

S’il y a trop d’enseignants absents d’une école, une direction d’école pourrait décider de renvoyer des élèves de cinquième et sixième année à la maison, par exemple, pour se concentrer sur le maintien des enfants en première et deuxième année à l’école, illustre M. Prévost.

« Il faudra beaucoup de flexibilité et de compréhension de la part des parents », dit-il.

Des services supplémentaires pourraient également être temporairement suspendus, tels que les services de «remédiation, d’orthophonie et de soutien pédagogique».

Les enseignants, comme les enseignants-ressources, pourraient également être libérés de certaines tâches d’accompagnement des élèves « dans le but de procéder à un éventuel délestage », peut-on lire.

Cependant, cette opération de « délestage » ne vise que les « services supplémentaires. Aucune matière ne doit être supprimée de l’emploi du temps des élèves, est-il précisé.

Deux groupes en même temps

Le réseau scolaire doit également analyser la possibilité qu’un enseignant s’occupe de deux groupes d’élèves différents en même temps, avec l’aide d’un autre membre du personnel qui se déplacerait d’une salle à l’autre.

L’enseignement à distance « pour toute la classe si nécessaire » serait réservé à des « situations exceptionnelles », selon le document.

Dans les services de garde, les parents pourraient également être appelés à prendre en charge des groupes et les heures d’ouverture pourraient être réduites.

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, doit faire le point sur la rentrée scolaire lors d’un point de presse prévu à 15 heures cet après-midi.

Cet automne, la pénurie de personnel scolaire atteignait déjà un pic dans le réseau scolaire, avant l’arrivée du raz-de-marée Omicron.

« Inacceptable »

De son côté, le Parti québécois dénonce une « improvisation constante » de la part de la ministre Roberge, qui ne propose aucune « mesure structurante » pour contrer le manque de personnel anticipé, selon sa députée Véronique Hivon.

Ce dernier est difficile de comprendre pourquoi la ministre Roberge n’a pas déjà lancé un appel aux enseignants à la retraite, avec une prime à l’appui, et mis en place un programme avec les universités permettant l’utilisation d’étudiants enseignants.

« Je trouve ça absolument désolant, ce n’est pas pour rien que tout le monde est paniqué. Nous semblons dire que le réseau scolaire sera tenu de tout mettre en œuvre pour maintenir les classes ouvertes avec les moyens du bord. Je trouve cela inacceptable », dit-elle.

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