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Soins palliatifs, suicide assisté, euthanasie… de quoi parle-t-on ?

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La convention citoyenne sur la fin de vie annoncée par Emmanuel Macron débute ses travaux ce vendredi. L’occasion de revoir les termes du débat.

Ce vendredi, la convention citoyenne sur la fin de vie annoncée par Emmanuel Macron débute ses travaux, sous l’égide du Cese (Conseil économique, social et environnemental). Jusqu’à la mi-mars, 173 citoyens âgés de 18 à 87 ans, issus d’un tirage au sort panélisé, travailleront pendant neuf week-ends sur la question posée par le Premier ministre sur le cadre d’accompagnement de la fin de vie en France. « Est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou faut-il introduire d’éventuels changements ? »,

L’occasion de revenir sur ce qu’est l’euthanasie, ses différentes formes possibles, ou les autres manières d’accompagner la fin de vie qui ne le sont pas.

Formé du grec (eu, « bien « /thanatos » morte « ) l’euthanasie, «mort idéale« , signifie à l’origine «mort douce, d’où la souffrance est absente, soit naturellement, soit par l’effet d’une thérapie en sommeil induitselon le dictionnaire. L’euthanasie a rarement un sens juridique, puisque dans les pays où elle est légale, les législateurs ont tenu à préciser le cadre dans lequel un tiers peut administrer la mort à un patient.

L’euthanasie est donc une mort volontaire, administrée dans des circonstances particulières qui rendent la continuation de la vie extrêmement douloureuse (maladie grave, ou incurable, ou éventuellement susceptible d’entraîner la mort du patient à moyen terme). Il se distingue du suicide, où la personne se suicide volontairement mais sans recourir à l’aide d’un tiers, ainsi que de l’homicide, où la mort est commise sans le consentement de la victime.

À ce jour, l’euthanasie est légale en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg, en Espagne, au Canada, en Nouvelle-Zélande et dans cinq États australiens.

Notez que le mot «euthanasieest chargé d’une forte connotation politique. On préfère souvent, dans les discussions menées par les éthiciens et scientifiques du Comité, des périphrases plus précises – et qui dilue opportunément la charge symbolique contenue dans le mot.

VOIR ÉGALEMENT – Euthanasie, suicide assisté… Quelle est la différence ? La réponse d’Agnès Leclair

  • Arrêt de traitement : euthanasie passive ?

On peut parler d’euthanasie par omission, ou d’euthanasie passive, lorsque le décès résulte d’un manque de soins de base ou lorsque le corps médical cesse de pourvoir aux besoins vitaux d’un patient incapable d’y pourvoir de manière autonome. (nourriture, hydratation, etc.).

Mais parler d’euthanasie dans ce cas précis fait polémique, notamment en France où le Conseil d’État a autorisé l’arrêt de l’hydratation, de l’alimentation et de la respiration artificielle pour Vincent Lambert – alors même que l’euthanasie assistée au suicide est interdite. Les partisans de l’euthanasie ont cependant souligné que si l’arrêt des traitements est autorisé, alors il doit conduire à la légalisation de l’euthanasie – puisque cela permettrait de provoquer plus rapidement la mort, ce qui est de toute façon inévitable en cas d’arrêt des traitements .

Quoi qu’il en soit, l’arrêt du traitement ne doit pas être confondu avec le refus de l’acharnement thérapeutique : dans ce second cas, on parle aussi du refus d’un «entêtement déraisonnable», c’est-à-dire le refus d’actes ou de traitements qui paraissent inutiles, disproportionnés ou n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie.

Le suicide assisté est une forme d’euthanasie dans laquelle la mort du patient résulte d’un processus où l’acte létal est accompli par la personne elle-même, mais avec l’aide d’une tierce personne. On distingue généralement le suicide assisté, qui consiste à offrir un environnement et des moyens adaptés à une personne ayant manifesté l’intention de se suicider, du suicide médicalement assisté, qui est réalisé en présence d’un médecin, le plus souvent grâce à aux produits pharmaceutiques que le patient administre sous son contrôle, même avec son aide.

Le suicide assisté est considéré comme un crime dans la plupart des pays du monde, et passible de poursuites pénales, à l’exception de quelques pays où il est autorisé sous certaines conditions : Suisse, Autriche, Pays-Bas, Luxembourg, Espagne, Canada, Nouvelle-Zélande, dix États américains et cinq États australiens.

La phrase «aide active à mourir», repris par le CCNE dans son rapport, associe volontairement les notions d’euthanasie et de suicide assisté. Outre l’accompagnement et l’assistance apportés à un patient qui entend mettre fin à ses jours, l’aide active à mourir comprend également les cas où un tiers participe directement à provoquer le décès de la personne, en provoquant le geste qui cause la mort. du patient (administration de médicaments à dose létale).

La sédation profonde, autorisée depuis quinze ans en France, consiste à endormir un patient pour réduire ou supprimer la perception d’une situation qu’il juge insupportable. Le cadre légal prévoit que la mise en place de cette sédation n’est possible que lorsque le patient a été informé et a exprimé son consentement. S’il n’est plus en mesure de donner son avis, la décision est prise après consultation de ses directives anticipées, de la personne de confiance, de la famille ou, à défaut, des proches, c’est-à-dire en respectant une procédure collégiale. .

La sédation profonde, en théorie, est clairement distincte de l’euthanasie : l’objectif de cette somnolence n’est pas de provoquer la mort mais de «soulager, quelles qu’en soient les conséquences, un patient qui présente une situation de souffrance qu’il juge insupportable(loi de 2005). L’acte lui-même ne hâte ni ne cause la mort. La sédation peut être de profondeur proportionnelle à l’intensité des symptômes, et réversible, ou profonde et continue, maintenue jusqu’au décès.

Dans certains cas, cependant, les sédatifs administrés sont volontairement trop élevés, ce qui peut hâter la mort du patient, auquel cas l’acte devient une euthanasie.

Il s’agit de l’ensemble des soins prodigués à une personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou en phase terminale : des soins qui visent à soulager les douleurs physiques et autres symptômes, mais aussi à prendre en compte les souffrances psychologiques, sociales et spirituelles.

VOIR ÉGALEMENT – Les soins palliatifs : sont-ils vraiment bien développés ?

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