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Téhéran riposte contre la résolution accablante du chien de garde de l’ONU – médias – News 24


L’enrichissement d’uranium sur le site de Fordow a été renforcé, ont rapporté les médias iraniens

Téhéran a pour la première fois commencé à enrichir de l’uranium à 60% de pureté fissile dans l’installation de Fordow, ont rapporté mardi les médias iraniens. On pense que la montée en puissance revendiquée est en réponse à une résolution critique adoptée par le chien de garde nucléaire de l’ONU la semaine dernière.

L’Iran enrichit déjà de l’uranium à Natanz, son autre site de production majeur, à un taux d’enrichissement inférieur à 90 % de qualité militaire, mais bien au-dessus de la limite de 3,67 % spécifiée dans l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, ou JCPOA. Les États-Unis ont abandonné l’accord avec Téhéran sous l’administration de Donald Trump, ce qui a entraîné son érosion et son effondrement effectif.

D’autres mesures signalées par l’Iran incluent la modernisation des lignes en cascade avec des centrifugeuses à gaz plus avancées pour augmenter la capacité de production à Fordow, ainsi que la mise en marche de chaînes supplémentaires à Natanz.

L’action de Téhéran a été qualifiée de représailles dans une résolution adoptée jeudi dernier par le conseil d’administration de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Le document, qui a été rédigé par les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne, a décrié « une coopération substantielle insuffisante de la part de l’Iran » sur la question des traces d’uranium découvertes en 2019 par des inspecteurs sur trois sites non déclarés. Il a exigé « explications crédibles » et l’entière coopération de Téhéran.


Les quatre pays parrains sont également signataires du JCPOA. La Chine et la Russie, deux autres participants à l’accord historique, auraient voté contre le projet de document lors de la session à huis clos de la semaine dernière.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a rejeté la résolution, la qualifiant de forme de pression politique de la part des États-Unis et de leurs alliés. Le porte-parole Nasser Kanaani a déclaré lundi que le pays avait pris « premières mesures » en réponse dimanche soir.

« La mise en œuvre de ces mesures a été réalisée aujourd’hui en présence des inspecteurs de l’AIEA dans les complexes d’enrichissement de Natanz et de Fordo », a ajouté le diplomate, sans préciser ce qui s’était passé.

Le JCPOA était censé échanger un engagement iranien de limiter son programme nucléaire contre un allégement des sanctions économiques imposées au pays. L’objectif était de prolonger le temps dont Téhéran aurait besoin pour créer une arme nucléaire, une ambition que l’Iran nie officiellement avoir encouragée en premier lieu.

L’administration Trump s’est unilatéralement retirée de l’accord sur le nucléaire iranien dans le cadre de son « pression maximale » campagne contre Téhéran. Le président Joe Biden a négocié une éventuelle relance du JCPOA, mais aucune percée n’a été réalisée jusqu’à présent.

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