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Tollé des distributeurs de films québécois

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Il y a de plus en plus de mécontentement dans le secteur de la distribution de films au Québec. La communauté dénonce l’accord signé avec l’ancien directeur de Seville Films, Patrick Roy, qui dirigera une nouvelle société financée par des fonds publics.

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«Nous ne comprenons pas l’urgence de financer une autre société de distribution alors que le secteur est déjà bien desservi par des joueurs qui sont actuellement actifs», déclare Chantale Pagé, présidente du Regroupement des distributeurs indépendants de films du Québec (RDIFQ), lors d’une entrevue avec Le journal.

Sans tambours ni trompettes, l’annonce a été faite vendredi après-midi juste avant le déclenchement des élections. Patrick Roy, ancien président de Séville, qui a démissionné en juin, a confirmé la création d’une nouvelle société de distribution.

Le financement de ces dernières sera toutefois assuré par des ententes avec le gouvernement, notamment par Investissement Québec (IQ) et la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC).

Vendredi dernier, il était impossible de connaître les détails financiers du partenariat. « Les termes de l’entente seront dévoilés à la clôture, dans les prochaines semaines », a déclaré Mathieu St-Amand, porte-parole du ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon.

Cependant, les autres distributeurs y voient du favoritisme de la part du gouvernement CAQ envers un seul joueur. « Il faut éviter la concurrence déloyale et s’assurer que les règles sont équitables pour tous », demande M. Pagé.

Ce dernier gère le distributeur Maison 4:3 et rappelle que les autres acteurs ne bénéficient pas des mêmes largesses de l’Etat. « Nous n’avons pas accès au financement de démarrage d’entreprise, chacun des distributeurs (…) nous sommes financés par la banque SODEC, nous mettons nos maisons en garantie », précise-t-elle.

Les diffuseurs ont fait part de leurs interrogations et inquiétudes en adressant une lettre à la ministre de la Culture, Nathalie Roy, mais sans obtenir de réponses. Plusieurs joueurs bien connus sont signataires, dont Christian Larouche de Crystal Films, Tim Ringuette d’Entract Films et Louis Dussault de K-Films America.

« Cela fait un mois que nous posons des questions et n’obtenons aucune réponse. Le gouvernement n’a pas à soutenir une entreprise privée », assure Mme Pagé.

Les distributeurs s’inquiètent également du sort du catalogue de films qui appartient toujours à Seville Films, propriété d’Eone/Hasbro, la société américaine spécialisée dans la production de jouets.

« Qui répond de ce catalogue. Qui en est propriétaire ? Le gouvernement ne se demande pas comment le sauver. Nous pensons que c’est toujours entre les mains des Américains, mais nous n’avons pas de réponse. Ça nous met en colère », lance Mme Pagé.

Dans ce catalogue, on retrouve plusieurs titres bien connus des Québécois, comme Mommy de Xavier Dolan, 1987 de Ricardo Trogi, Incendies de Denis Villeneuve et des grands succès comme Louis Cyr.

Seville Films a annoncé en juin qu’elle cessait la distribution de films au Québec, provoquant une onde de choc dans l’industrie cinématographique québécoise. Cependant, leur dernier film, Fault Lines, est toujours projeté dans les salles.

« Pour pouvoir figurer sur l’affiche, il faut une licence de distributeur. Pour obtenir le permis, vous devez répondre à deux critères : vous devez avoir un bureau au Québec et le pouvoir décisionnel doit être ici. Mais qui est à la tête de Seville Films ? Qui est le chef ? demande le distributeur.



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