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Trump se présente pour la troisième fois ?


L’ancien président américain pourrait annoncer mardi qu’il se lance, ignorant les appels d’une partie de son camp à se retirer après les contre-performances de ses poulains aux élections de mi-mandat.

Il s’apprête à retourner dans l’arène : Donald Trump devrait annoncer sa candidature à l’élection présidentielle américaine de 2024 le mardi 15 novembre, ignorant les appels d’une partie de son camp à se retirer du jeu après les contre-performances de ses poulains à la élections de mi-mandat.

Le milliardaire républicain a promis un « très grosse annonce » depuis sa luxueuse résidence de Mar-a-Lago, en Floride, à 21H00 locales (02H00 GMT mercredi) – dont le contenu ne suscite plus vraiment de suspense mais qui devrait pourtant ravir ses millions de supporters. Son conseiller Jason Miller a promis une déclaration « très professionnel, très soigné »au cours de laquelle l’ancien président sera entouré d’un grand groupe d’activistes « tenir des pancartes ».

Connu pour son imprévisibilité, Donald Trump, qui flirte depuis des mois avec l’idée de se représenter, pourrait encore bouleverser le calendrier à la dernière minute. Une retraite serait cependant difficile, car elle a suscité des attentes. L’homme d’affaires a prédit que mardi pourrait bien être « l’un des jours les plus importants de l’histoire de notre pays ».

Une réputation ternie de faiseurs de rois

Arrivé au pouvoir en novembre 2016 dans un scénario politique inédit que personne ou presque n’avait prévu, Donald Trump avait bafoué toutes les coutumes durant sa présidence. Il avait quitté Washington dans le chaos après avoir échoué à se faire réélire contre Joe Biden – une défaite qu’il n’a jamais reconnue. Cette nouvelle candidature serait donc la troisième du septuagénaire à la Maison Blanche. Elle préfigure aussi un possible remake de l’élection présidentielle de 2020 : le président Biden a récemment réaffirmé son « intention » de briguer un second mandat, bien qu’il ait pris soin de reporter toute décision finale à l’année prochaine.

Allait-il se déclarer candidat avant même la fin des « midterms » ? Les rumeurs vont bon train ces dernières semaines sur une annonce imminente de Donald Trump, l’ex-président alors déterminé à surfer sur le succès anticipé des républicains aux élections du 8 novembre pour reprendre le pouvoir. Mais le « vague géante » prédit avec une grande confiance par les conservateurs ne s’est pas concrétisé, loin s’en faut : le Parti démocrate du président Biden s’est assuré ce week-end de garder le contrôle du Sénat, et pourrait même élargir sa majorité, déjouant les prédictions des sondeurs.

Les républicains prendront très probablement le contrôle de la Chambre des représentants des démocrates, mais avec une majorité nettement plus faible que prévu. Pour ne rien arranger, l’un de ses proches alliés, Kari Lake, a échoué lundi à s’emparer du siège convoité de gouverneur de l’Arizona. Cette performance plus que mitigée du camp républicain, notamment de la part de candidats adoubés par Donald Trump, a terni la réputation du faiseur de rois de la tribune. Plusieurs voix influentes du camp conservateur ont appelé le magnat de l’immobilier à s’éloigner de la direction républicaine, jetant une ombre sur ses projets présidentiels.

Popularité indéniable

Une partie de l’électorat conservateur s’est déjà tournée vers un autre candidat possible à la Maison Blanche et résident de Floride : son gouverneur Ron DeSantis. Le quadragénaire, nouvelle star de la droite dure, qui sort renforcé des élections de mi-mandat, a assuré que son combat « ne faisait que commencer ». Mais Donald Trump conserve pour l’instant une popularité indéniable auprès de sa base, une marée de bonnets rouges qui continue d’affluer dans ses meetings de campagne. La majorité des sondages le donnent toujours vainqueur d’une primaire républicaine.

Un obstacle pourrait toutefois compliquer l’ascension de Donald Trump à la Maison Blanche : ses nombreux ennuis judiciaires, qui pourraient finir par le disqualifier. L’ancien président est la cible de plusieurs enquêtes pour son rôle dans l’attentat contre le siège du Congrès le 6 janvier 2021 ou sa gestion des archives de la Maison Blanche. En s’appuyant sur une « instinct » Toujours mis en avant, Donald Trump, dont la chute a été mille fois annoncée, a jusqu’ici survécu à tous les scandales. Comme si, à force d’accumulation, elles n’avaient plus d’effet sur lui.

lefigaro -fp

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