Santé

un autre Noël avec le Covid

[ad_1]

Alors que la circulation du virus, boostée par l’hiver, reprend, le gouvernement insiste sur les gestes barrières et la vaccination.

Bonjour,

Avant l’heure des bonnes résolutions, celle des bons conseils. La France doit devenir lenation de la préventionC’est le souhait des autorités. Alors que les indicateurs Covid continuent de pointer à la hausse, le ministre de la Santé a pris la parole ce vendredi pour exhorter les Français à se faire vacciner à la fois contre le Covid et la grippe à l’approche des vacances. Là «la vaccination est notre arme de protection de masse», a déclaré François Braun tout en rappelant la nécessité de respecter les gestes barrières pour lutter contre la circulation de toutes les épidémies hivernales. «Le bon sens et le respect peuvent triompher des réglementations et des amendes», a enfin conclu le ministre en réponse à ceux qui réclament un retour à l’obligation du port du masque dans les lieux clos. Reste que pour faire face à l’afflux de patients, l’hôpital est en mauvais état. Une situation antérieure à l’épidémie de Covid et que les milliards du Ségur de la Santé n’ont pas réussi à améliorer.

Bonne lecture,

Camille Lestienne, journaliste au Figaro

1. Des chiffres en hausse

Cette année encore, le Covid pourrait perturber les vacances. BASILICOSTUDIO STOCK / stock.adobe.com

Mardi, la barre des 100 000 cas quotidiens a été franchie. En moyenne mobile sur 7 jours, le nombre de cas recensés chaque jour dépasse les 50 000. Cette neuvième vague de l’épidémie est largement due à la nouvelle sous-variante BQ.1.1 selon les experts interrogés par Le Figaro. Plus contagieux et possiblement plus résistant au vaccin, il ne serait cependant pas plus dangereux que son parent BA.5, actuellement dominant. Le nombre de personnes en réanimation est actuellement en légère augmentation avec un peu plus de 1 200 patients. La tension hospitalière pour le Covid-19 reste soutenable avec un taux d’occupation des lits de 23,74%, en hausse de 10% en sept jours.

Les chiffres à retenir

  • 53.504 nouveaux cas quotidiens en moyenne/7 jours (+19,63% en 7 jours)
  • 21.619 personnes hospitalisées (+9,91% en 7 jours)
  • 1201 personnes en réanimation (+10,28% en 7 jours)
  • 70 décès moyens quotidiens (+9,38% en 7 jours)
  • 92,25 % part de la population adulte entièrement vaccinée

Source Santé publique France au 8 décembre

Mais, contrairement aux deux années précédentes, trois épidémies coexistent – grippe, Covid et bronchiolite – amenant chacune son lot de malades dans les services hospitaliers. Alors, est-il trop tard pour passer un Noël tranquille ? «Cet hiver, on va attraper le Covid-19 comme la mort», expliquer à Figaro épidémiologiste Martin Blachier. Mais porter le masque et se faire vacciner pourraient encore ralentir la propagation du virus et préserver l’hôpital. C’est un arsenalconnu et efficace» que François Braun, le ministre de la Santé, a encore présenté ce vendredi lors de son point presse qu’il s’est voulu pédagogique.

» LIRE AUSSI – Covid-19, grippe, bronchiolite : peut-on être infecté par les trois maladies en même temps ?

2. Masques sur le nez et vaccin pour tous

Emmanuel Macron portait un masque lors de la séance du Conseil national de refondation (CNR) sur la santé le 8 décembre à Fontaine-le-Comte, près de Poitiers.

Emmanuel Macron portait un masque lors de la séance du Conseil national de refondation (CNR) sur la santé le 8 décembre à Fontaine-le-Comte, près de Poitiers. TERESA SUAREZ / AFP

Masque. Lors de sa conférence de presse, le ministre de la Santé a insisté sur l’importance des gestes barrières pour lutter contre les trois épidémies qui nous assaillent, – Covid, grippe, bronchiolite -, et bientôt la gastro-entérite. Se laver les mains, s’aérer, porter un masque dans les lieux clos : un appel au bon sens plutôt qu’à la coercition. «Nous devons compter sur la responsabilité de chacun, nous ne sommes pas obligés de faire des interdictions systématiques», avait déjà réagi mercredi la Première ministre Elisabeth Borne sur RTL. Pour l’heure donc, les autorités s’en tiennent aux recommandations malgré l’appel de douze associations de patients à rendre le masque obligatoire dans certains lieux. Et d’ailleurs, l’exécutif pourrait-il encore le faire ? En réalité, le pays étant sorti de l’état d’urgence sanitaire depuis le 1er août, il n’est plus aussi simple qu’avant pour le gouvernement d’imposer des restrictions sanitaires sauf à passer par des arrêtés préfectoraux.

» LIRE AUSSI – Covid-19 : l’industrie française du masque, voulue par Macron, vire au fiasco

Vaccin. Autre aspect de la lutte contre le Covid, la vaccination contre la maladie est aujourd’hui à un niveau »Pardon», a déploré le président de Covars, l’instance qui a remplacé le Conseil scientifique. François Braun a rappelé ce vendredi que seul un quart des plus de 80 ans sont suffisamment protégés. Qui peut bénéficier de la dose de rappel ? En théorie, la priorité est donnée aux personnes de plus de 60 ans, les personnes à risque de forme grave et leur entourage, le personnel soignant. En fait, n’importe qui peut en faire la demande. C’est ce qu’a rappelé le ministre de la Santé, qui a appelé à «une salve de vaccinationet exhorte les Français à se faire vacciner à la fois contre le Covid et la grippe, à l’approche des vacances.

» LIRE AUSSI – Covid-19 : une récente décision de justice ouvre-t-elle la voie à la réinsertion des soignants non vaccinés ?

3. La Chine en partie soulagée

Après l'assouplissement des restrictions, des Chinois inquiets font la queue devant une clinique de fièvre.

Après l’assouplissement des restrictions, des Chinois inquiets font la queue devant une clinique de fièvre. MARTIN POLLARD / REUTERS

La révolte semble avoir payé. Après la mobilisation citoyenne la semaine dernière contre la politique zéro Covid des autorités, Pékin a annoncé mercredi un assouplissement drastique des restrictions. La Commission nationale de la santé (CNH) a ainsi autorisé la mise en quarantaine à domicile des personnes positives mais peu symptomatiques ainsi qu’une moindre fréquence des tests PCR. Un soulagement pour les Chinois qui restent cependant méfiants et exigent la libération des manifestants arrêtés. Ils s’inquiètent également d’une augmentation des contaminations.

» LIRE AUSSI – « Je ne peux plus soutenir le régime » : les expatriés chinois saluent la mobilisation contre le « zéro Covid »

4. Une crise hospitalière partagée

Les internes en médecine ont manifesté le 9 novembre contre l'année supplémentaire d'internat dans les déserts médicaux.

Les internes en médecine ont manifesté le 9 novembre contre l’année supplémentaire d’internat dans les déserts médicaux. CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Malgré les milliards de Ségur de la Santé, «la crise hospitalière, qui existait avant la pandémie, reste intacte», analyse Marie-Cécile Renault du service économie de la Figaro. Les moyens financiers mis sur la table n’ont en tout cas pas réussi à résoudre la pénurie de soignants et la désorganisation qui en découle. «C’est la crise de tout le système de santé français», pointe de son côté Arnaud Robinet, président de la Fédération hospitalière de France (FHF) et maire de Reims (Horizons). Doit-on se consoler de savoir que de nombreux pays européens sont confrontés aux mêmes difficultés ? Pour certains d’entre eux, la pandémie de Covid n’a fait que révéler les fragilités préexistantes des systèmes de santé exacerbées par l’épuisement des soignants : au Royaume-Uni, le système de santé britannique (National Health Service, NHS) est à nouveau au bord de l’éclatement alors que l’Espagne voit ses médecins fuir à l’étranger.

5. Les réflexes à garder

Le virus est transmis par des gouttelettes et des aérosols. Les gestes barrières détaillés par le Ministère de la Santé doivent être respectés pour se protéger et protéger les autres :

  • Portez le masque dans les lieux fermés et encombrés, notamment pour les personnes fragiles, présentant des symptômes ou des cas contacts.
  • Aérez les pièces aussi souvent que possible, au moins quelques minutes toutes les heures.
  • Lavez-vous les mains régulièrement ou utilisez du gel hydroalcoolique.
  • Saluez sans serrer la main et arrêtez de vous serrer dans vos bras.
  • Toussez ou éternuez dans le pli de votre coude.
  • Utilisez des mouchoirs à usage unique.

6. Que faire en cas de symptômes ?

La maladie se manifeste le plus souvent par une toux, de la fièvre ou une sensation de fièvre, une perte de l’odorat et du goût, de la fatigue. Si après quelques jours vous avez du mal à respirer ou êtes essoufflé, vous devez contacter le 15. Les symptômes sont souvent plus légers avec la variante Omicron, similaires à ceux d’un rhume : mal de gorge, maux de tête, nez qui coule.

En cas de signes de la maladie, le plus important est de se faire tester. Le test, PCR ou antigène, reste gratuit pour ceux qui n’ont pas été vaccinés sur prescription médicale ou après avoir été identifié comme cas contact par l’Assurance maladie. En cas de résultat positif à un autotest, un test PCR de confirmation est recommandé. En attendant le résultat, vous devez vous isoler et porter un masque. Si le test est positif, l’isolement doit durer 7 jours dès les premiers symptômes pour les personnes vaccinées, 10 jours pour les personnes non vaccinées. Il peut être rompu respectivement à J+5 ou J+7, si vous avez un test négatif et que vous n’avez eu aucun symptôme depuis 48 heures. Bon à savoir, depuis le 21 mars 2022, les cas contacts n’ont plus besoin de s’isoler, vaccinés ou non, mais le port du masque est recommandé et le télétravail est privilégié dans la mesure du possible.

» LIRE AUSSI – Vous venez d’apprendre que vous êtes positif au Covid-19, que devez-vous faire ?

À bientôt.

[ad_2]

lefigaro -helth

Toutes les actualités du site n'expriment pas le point de vue du site, mais nous transmettons cette actualité automatiquement et la traduisons grâce à une technologie programmatique sur le site et non à partir d'un éditeur humain.
Bouton retour en haut de la page