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un chanteur en résidence surveillée après s’être moqué des écoles religieuses


La pop star turque Gülsen risque plusieurs années de prison pour avoir déclaré lors d’un concert en avril que la « perversion » d’un de ses musiciens était due à son éducation dans une école Imam Hatip.

La pop star turque Gülsen, accusée d’avoir« incitation à la haine » pour avoir moqué des écoles religieuses sur scène, a été placée en résidence surveillée lundi 29 août après quatre jours de détention, a annoncé son avocat.

Le chanteur de 46 ans, de son vrai nom Gülsen Bayraktar Colakoglu, a été placé en résidence surveillée par un tribunal d’Istanbul dans l’attente de son procès. Elle risque jusqu’à plusieurs années de prison.

« Nous saluons sa libération. Bien que les propos qu’elle a tenus puissent être troublants, il est évident qu’ils ne constituent pas un crime.son avocat Emek Emre a déclaré à la presse, jugeant son assignation à résidence « non conforme à la loi ». Son arrestation jeudi 25 août avait provoqué de vives réactions en Turquie.

Lors d’un concert en avril, Gülsen a déclaré que le « perversion » de l’un de ses musiciens était due à son éducation dans une école Imam Hatip, provoquant un éclat de rire dans le public.

Ces lycées religieux, dont le président turc Recep Tayyip Erdogan était élève, fleurissent depuis l’arrivée au pouvoir en 2002 de son parti islamo-conservateur AKP.

Un extrait de la scène est devenu viral sur les réseaux sociaux la semaine dernière, suscitant l’indignation des cadres du parti au pouvoir, à moins d’un an de la prochaine élection présidentielle. Gülsen a présenté des excuses sur Twitter avant son arrestation. « Je suis désolé que mes propos aient donné lieu à des personnes malveillantes qui visent à diviser notre pays »elle a écrit.

Célèbre pour ses tenues jugées audacieuses par certains Turcs et pour son soutien aux droits de la communauté LGBTQ, Gülsen est une artiste bien connue en Turquie, pays presque exclusivement musulman mais constitutionnellement laïc.

D’autres artistes turcs se sont retrouvés dans le viseur des commissaires ces derniers mois. Certains n’ont pas pu monter sur scène à cause de comportements jugés « inapproprié » ou parce qu’ils chantent dans une langue régionale.

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lefigaro – divertissement

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