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un clandestin condamné à cinq ans de prison pour le viol de deux femmes


En situation irrégulière, ce Syrien de 31 ans a également reçu une interdiction définitive du territoire national.

Un Syrien de 31 ans, Toufik Abouhichra, a été condamné mardi 23 août par le tribunal correctionnel de Reims à cinq ans de prison pour le viol de deux femmes, a appris Le Figaro par Me Camille Romdane, l’avocat d’une des victimes.

En droit français, le viol est un crime et est en principe jugé par une cour d’assises. Mais le dossier en question était « correctionnel», en accord avec les victimes. En clair, les viols ont été requalifiés en agressions sexuelles. Le prévenu, sans titre de séjour et en France depuis 14 mois, a été condamné au maximum de la peine encourue, à l’issue d’une audience à huis clos. Il a également reçu une interdiction définitive du territoire national. Après avoir nié les faits en garde à vue, dénonçant un complot, il a invoqué «l’alcool» pendant le procès, affirmant «n’a plus de souvenirs« .

Le premier viol a eu lieu le 20 février. Une jeune femme de 25 ans passe la soirée en boîte de nuit avec ses amis du centre-ville de Reims. Elle quitte l’établissement, seule, vers 5h du matin. Alors qu’elle rentre chez elle, elle sent quelqu’un la suivre. Ce dernier le conduit sur une petite place et lui impose une fellation. Un écouvillon buccal prélevé sur la victime permet aux enquêteurs de recueillir l’ADN de son agresseur.

La victime a giflé, violé et volé

Le deuxième viol se produit le 2 juillet dans des circonstances similaires. Une femme de 36 ans passe la soirée dans un restaurant puis dans des bars du centre-ville de Reims avec plusieurs copines. Elle rentre chez elle vers 5h30. Comme la première victime, elle sent la présence d’un individu sur ses pas. Ce dernier la bouscule sous le porche de son immeuble et lui tire les cheveux pour la mettre à genoux. L’homme la gifle alors et lui impose une fellation avant de partir en lui volant son téléphone portable. L’ADN recueilli correspond à celui du cas du 20 février. L’homme, coincé au commissariat de Reims pour violences, est confus.

« J’ai plaidé que c’était un prédateur. Les victimes ont décrit un regard sombre et des gestes précis lors de leur agression», explique Me Camille Romdane, qui prend la défense de la deuxième victime. « Mon client est très choqué et voit un psychologue une fois par semaine. Elle a déménagé et changé d’appartement. Elle a peur et ne marche plus seule dans la rue», poursuit l’avocat.


VOIR ÉGALEMENT – La violence augmente-t-elle vraiment en France ? L’analyse de Thibault de Montbrial

lefigaro -fp

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