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un regain d’optimisme après deux ans de pandémie, selon une étude


Le moral des 18-30 ans repart à la hausse après deux années de Covid-19 marquées par une perte de lien social, une détérioration de la santé mentale et une insertion professionnelle ralentie, selon une étude publiée mardi 27 septembre.

L’enquête annuelle de l’Injep (Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire) et du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) pointe un «regain d’optimisme lié à la reprise du marché du travail et au retour à la vie normale« .

L’année 2022 se caractérise par un état d’esprit plus positif qu’en 2021 (48% des jeunes interrogés utilisent un registre lexical positif, +2 points) et surtout un « diminution des expressions négatives» : 33 % des personnes interrogées se disent dans un état d’esprit négatif en 2022, contre 45 % l’année dernière. 19% disent qu’ils sont « neutre», qui se traduit, selon l’étude, «une forme d’attentisme lié à un contexte de crises successives« . Autre signe d’amélioration du moral des jeunes, 66% des 18-30 ans déclarentconfiants dans leur avenir personnel pour les trois prochaines années« . Une augmentation de 6 points par rapport à l’année dernière.

L’étude note également un renforcement de l’engagement des jeunes, dans le contexte d’une année électorale. La participation bénévole des 18-30 ans a notamment atteint son plus haut niveau depuis 2016, avec 21 % de jeunes qui déclarent donner quelques heures de leur temps, chaque semaine, à des ONG, des partis politiques ou d’autres organisations. Cependant, les jeunes femmes ne retrouvent pas leur moral d’avant-crise, et ont été plus touchées que les jeunes hommes par les conséquences psychologiques de la pandémie, selon l’étude.

En 2022, 41% des jeunes femmes interrogées déclarent être dans une «état d’esprit positif», soit 6 points de moins qu’en 2020, contre 57 % des jeunes hommes, soit 1 point de moins qu’en 2020. L’étude note également le «persistance d’un sentiment de solitude« : »36% des jeunes se sentent parfois seuls», soit une augmentation de 5 points par rapport à la période pré-pandémique. L’enquête a été réalisée en ligne du 14 mars au 28 avril 2022, auprès d’un échantillon représentatif de 4 512 jeunes de 18 à 30 ans résidant en France, sélectionnés selon la méthode des quotas.

lefigaro -fp

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