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Un restaurateur en a assez des « no-shows » et laisse le cœur vide sur Facebook



  • Les restaurateurs doivent faire face à de nombreux pas de spectacles, ces clients qui réservent des tables et qui ne se présentent pas.
  • Un restaurateur de Bromont a dénoncé ce phénomène dans une publication Facebook devenue virale.
  • Le restaurateur souhaiterait demander un montant aux clients qui n’honorent pas leur réservation : mais est-ce légal ?

Les pas de spectacles, ces clients qui réservent une table dans un restaurant et annulent à la dernière minute – ou qui ne se présentent tout simplement pas – coûtent cher aux restaurateurs. Le propriétaire d’un restaurant de Bromont en a assez et a dénoncé le phénomène dans une publication Facebook devenue virale ce week-end.

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Dans la publication du Bistro Le 633, qui a été partagée près de 500 fois, on apprend qu’un groupe avait réservé une table pour quatre samedi.

Selon l’établissement du Vieux-Bromont, le groupe, qui avait initialement avancé de quelques heures sa réservation, aurait appelé avec 45 minutes de retard pour mentionner qu’il ne viendrait pas souper car « le temps était passé trop vite ».

« Très humblement, je ne me souviens pas s’il y a eu des excuses de votre part, mais je suis beaucoup moins réceptif lorsque je parle à quelqu’un en ligne qui semble, d’accord, se foutre de ce qui est mis en place par un restaurateur pour honorer une réservation et accueillir les clients à sa table », peut-on lire dans la publication.

Le propriétaire du Bistro Le 633, Luc Viens, nous a confié avoir longtemps hésité avant de publier son message, lui qui « a toujours hésité à utiliser un réseau social pour envoyer un message ». Il a mis 12 heures et révisé son texte quatre fois avant de le partager.

Par cette publication, il souhaite sensibiliser les clients aux impacts financiers importants des non-présentations en restauration. Car, lorsque les clients brillent par leur absence, d’autres clients se voient refuser une place.

Et les pertes ne se terminent pas seulement avec moins de clients. La nourriture préparée à l’avance sur réservation est également gaspillée, explique le restaurateur. Les employés sont également programmés en fonction du nombre de clients attendus en soirée.

Pas la première fois ni la dernière

La situation qu’il a décrite sur Facebook est loin d’être un cas isolé. Chaque semaine, ce serait trois à quatre réservations qui ne seraient pas honorées, précise-t-il.

Au total, Luc Viens estime avoir perdu plus de 15 % de son chiffre d’affaires samedi dernier. C’est parce qu’en plus de la table de quatre qui ne s’est jamais présentée, un autre groupe, de 12 cette fois, ne s’est pas présenté.

Le restaurateur affirme avoir tenté à plusieurs reprises de joindre la dame qui avait effectué la réservation. Ce n’est que le lendemain qu’il réussit à lui parler. La raison invoquée : elle n’a pas eu le temps d’annuler sa réservation car son fils était malade.

Pourrait-il imposer des pénalités?

Afin de limiter les pertes financières, Luc Viens souhaite facturer une pénalité aux clients qui n’honoreraient pas leur réservation. D’un point de vue juridique, cependant, ce n’est pas facile.

Les restaurateurs ne peuvent demander un acompte qu’ils conserveraient en cas d’annulation de la réservation.

La loi sur la protection du consommateur précise qu’il est interdit d’imposer « au consommateur, en cas d’inexécution de son obligation, le paiement de frais, pénalités ou dommages-intérêts dont le montant ou le pourcentage est fixé à l’avance dans le contrat. , à l’exception des intérêts courus ».

Avec Alex Proteau

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