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un train Nantes-Paris tombe en panne, les passagers contraints de passer la nuit à bord


Un train Ouigo reliant Nantes à la gare d’Austerlitz à Paris a mis neuf heures au lieu de quatre jeudi pour arriver à destination. Charlotte, une passagère, raconte sa nuit de malheur.

Le Figaro Nantes

Le voyage a été long. Bien plus que prévu. Un train Ouigo parti de Nantes, jeudi 24 novembre à 19h, n’est arrivé que le lendemain, vers 4h30, en gare d’Austerlitz à Paris, neuf heures plus tard. Initialement, le trajet devait se terminer à 23h30. Le temps de trajet a donc quasiment doublé.

« La locomotive est tombée en panne près de la gare d’Aubrais située près d’Orléans »confirme au Figaro la SNCF. « On s’est retrouvé coincé sur un pont au-dessus d’une quatre voies », raconte Charlotte, l’une des passagères à bord. Il est alors près de 22h45. A cette heure-là, l’espoir d’arriver rapidement à Paris était encore fort.

« Les agents à bord nous ont expliqué qu’une locomotive de secours allait être envoyée pour nous remorquer. C’était censé durer 30 minutes. Sauf que le retard s’est transformé en quatre heures »plaisanta amèrement Charlotte.

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Un homme s’est échappé du train

Selon elle, peu d’informations ont été communiquées aux passagers durant cet intervalle : « Certaines personnes se sont mises en colère. J’ai même vu une scène époustouflante : une personne a réussi à s’échapper du train ! » Une histoire que la SNCF n’a pas été en mesure de nous confirmer.

Le manque d’eau et de nourriture était particulièrement au cœur des tensions. « Il y avait une mère avec son jeune enfant. Elle n’avait plus rien à lui donner à boire. », indique le designer professionnel. De son côté, la SNCF mentionne que « des plateaux repas ont été distribués à tous les clients ».

Remboursement à 200 %

Une fois sur place, l’engin de secours a remorqué le train en panne jusqu’à Paris. « Les derniers kilomètres se sont faits à un rythme lent », ajoute Charlotte. Elle n’était alors pas au bout de ses peines. « A notre arrivée, nous n’avons pas été pris en charge alors qu’il n’y avait pas de métro et peu de taxis. Je viens de recevoir une proposition pour me faire rembourser », n’enlevez pas la jeune femme. Dans un tweet, elle a exprimé son mécontentement pour résumer sa nuit de galère.

Un discours nuancé de la SNCF : « A leur arrivée en gare, les voyageurs ont été accueillis par des agents. Ils ont été indemnisés jusqu’à 200% ». La société précise également que « des titres de transport ont été produits pour les voyageurs ayant eu une rupture de correspondance afin de leur permettre de poursuivre leur voyage ».

lefigaro -fp

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