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Valérie Pécresse s’invite dans la bataille du second tour


ENQUÊTE. Dans une enquête Ifop-Fiducial pour Le Figaro et LCI effectuée après sa désignation, la candidate LR apparaît en mesure de se qualifier pour le second tour. Avec 17 % d’intentions de vote, elle progresse de sept points et fait jeu égal avec Marine Le Pen.

C’est l’effet de souffle du primaire. A peine désignée candidate des Républicains à l’élection présidentielle, Valérie Pécresse a enregistré une progression spectaculaire de sept points pour atteindre 17 % des intentions de vote au premier tour. Selon une enquête Ifop-Fiducial pour Le Figaro et LCI, réalisée principalement avant la rencontre d’Eric Zemmour, elle obtiendrait même 48% au second tour face à Emmanuel Macron (52%). Cette dernière reste la seule à ne pas être encore entrée dans la course mais maintenant que tous ses principaux concurrents sont connus, Valérie Pécresse est la première à se rapprocher d’aussi près du président de la République dans le duel final de l’élection présidentielle. « La nomination de Valérie Pécresse a libéré le peuple de droite, observe Frédéric Dabi, directeur général de l’Ifop. On s’est interrogé sur l’impact de la primaire, avec un électorat fortement réduit par rapport à celui de 2016, mais l’effet est là ».

Toujours stable au premier tour, le chef de l’Etat bénéficie de 25% des intentions de vote. « Il est toujours au poteau, installé sur une base solide. L’émergence de Valérie Pécresse le touche peu », souligne Frédéric Dabi. Pour l’instant, le chef de l’Etat perd un peu chez les retraités, où Valérie Pécresse progresse. Mais de toutes les candidates à la primaire LR, c’est elle qui inquiétait le plus dans l’entourage du chef de l’Etat par sa capacité à s’imposer comme la candidate de la droite. Si le sondage indique que le rallye a commencé, la route est encore longue et escarpée. Avec un équilibre complexe à réaliser afin de réussir à retenir tous les militants qui ont fait sa victoire sans faire fuir les supporters d’Eric Ciotti. Pourtant, c’est sur eux que Marine Le Pen lorgne comme Eric Zemmour, en difficulté depuis la nomination de Valérie Pécresse. Malgré sa résistance aux assauts du polémiste, la présidente du Rassemblement national a enregistré un recul de 2,5 points à 17 % au premier tour. Sa qualification n’est plus assurée. Face à une Valérie Pécresse qui s’affiche en dynamique, Marine Le Pen est sur le déclin. Et même si elle parvenait à se qualifier, elle serait largement battue au second tour avec 44% face à Emmanuel Macron (56%).

Quant à Eric Zemmour, il apparaît toujours coincé dans un faux plat, même si seulement un quart des personnes interrogées dans l’enquête l’ont été après la réunion de Villepinte. Le candidat de la Reconquête ! baisse de deux points à 13% et n’apparaît plus en mesure de se qualifier pour le second tour. « La poussée de Valérie Pécresse se fait au détriment de Marine Le Pen, Eric Zemmour mais aussi Nicolas Dupont-Aignan, observe Frédéric Dabi. Dans cette élection, le match se joue à droite ».

Car à gauche, c’est plus que jamais une plaine terne. Le total des voix de tous les candidats atteint à peine 24%, sans précédent. Et qui entretient le spectre d’un troisième 21 avril avec l’élimination de tous les candidats de gauche au premier tour. Anne Hidalgo et Yannick Jadot stagnent faiblement sur leurs réalisations à 5% et 6%. La mairie de Paris n’arrive toujours pas à stimuler la moindre dynamique dans sa campagne, le candidat écologiste n’arrive pas à prendre le sien sur fond de rivalités entre les écolos. De son côté, Arnaud Montebourg passe sous la barre des 2% à 1,5%. Dans ce paysage sépulcral, seul Jean-Luc Mélenchon survit, en hausse de 0,5 point à 9 %. Même pas de quoi prévoir une place de troisième homme.

lefigaro -fp

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