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victoire d’un souffle (et 18 minutes) pour Le Roux devant Vlamynck dans Ocean Fifty


Le skipper de Koesio a signé sa deuxième victoire sur la transatlantique après une finale sur le fil devant Arkema.

Envoyé spécial à Pointe-à-Pitre

Quelle finale ! Et quel suspens ! Dimanche matin, à l’heure du croissant à Pointe-à-Pitre, Erwan Le Roux (Koesio) a remporté sa deuxième victoire dans la célèbre transatlantique après un duel magistral avec Quentin Vlamynk (Arkema). Ces derniers ont finalement dû se contenter de la deuxième place, arrivant à seulement 18 minutes du vainqueur de la catégorie Ocean Fifty, des multicoques de 50 pieds (15 m) pouvant flirter avec les 35 nœuds.

Le Roux, vainqueur en 10 jours, 21 heures, 35 minutes et 52 secondes, prend une belle revanche sur l’édition 2018 où il avait dû se contenter de la deuxième place derrière Armel Tripon. Quentin Vlamynck avait pourtant signé la course parfaite jusqu’à samedi soir après avoir pris les commandes du classement de la catégorie depuis les Açores.

Mais c’était sans compter sur la science de la navigation de Le Roux (également président de la classe) qui a patiemment attendu son heure en se décalant, jeudi, plus à l’est que son grand rival, ce qui lui a permis de bénéficier d’alizés plus porteurs. Grattant petit à petit des milles sur l’Aquitaine sous pression, le Breton de 48 ans a réussi à passer la bouée Tête à l’Anglais en tête pour entamer le tour de l’île.

Le bras de fer entre les deux hommes, amis et partenaires d’entraînement, côte à côte dans la descente vers Basse-Terre, a finalement tourné à l’avantage de Koesio qui s’est envolé vers la victoire dans la montée vers Pointe-à-Pitre sous un soleil radieux, comme le deuxième sacre de marin (après celui de 2014). Vlamynk, qui faisait partie des favoris de cette catégorie avec huit partants (sur 138 concurrents) a peut-être payé son manque d’expérience en solitaire.

Je n’ai jamais douté à aucun moment. C’était en moi. J’avais une motivation intrinsèque très forte

Erwan Le Roux

« C’était juste incroyable ce que nous avons fait avec Quentin. J’avais rêvé de cette situation où nous nous retrouvions tous les deux à la Tête à l’Anglais», confiait d’abord le navigateur assis sur son flotteur gauche à l’arrivée. « J’ai vécu le tour de la Guadeloupe très sereinement, je n’ai jamais douté à aucun moment. C’était en moi. J’avais une motivation intrinsèque très forte», a-t-il ajouté avant de conclure, «Comme quoi, la préparation mentale est utile car tu arrives à un moment de ta vie où tu dois basculer dans une autre dimension et avoir d’autres motivations. Cette préparation m’a beaucoup calmé et je n’ai jamais douté, même à cinquante milles de Quentin qui a fait une course incroyable. C’était le patron !« Jusqu’aux côtes de la Guadeloupe seulement…

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