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Violence aux Pays-Bas alors que la colère contre les mesures COVID augmente en Europe


Les Pays-Bas ont subi une troisième nuit consécutive de violence au milieu des manifestations contre les nouvelles mesures de lutte contre le COVID-19.

Quinze personnes ont été arrêtées à Rosendaal, a annoncé la police locale, après que des manifestants aient été impliqués dans un incendie dans une école et déclenché de puissants feux d’artifice.

Les manifestants ont également tiré des feux d’artifice et causé d’importants dégâts dans les villes d’Enschede, Groningen, Leeuwarden au nord et Tilburg au sud.

Cela survient après que les Pays-Bas ont réintroduit un confinement partiel la semaine dernière pour faire face à une rafale de cas de COVID-19.

Au cours du week-end, il y a eu un total de 145 arrestations.

Tout a commencé vendredi lorsqu’une « orgie de violence » a éclaté à Rotterdam. Quelque 51 personnes ont été arrêtées et sept ont été blessées.

Cinq policiers ont été blessés samedi soir à La Haye lors d’affrontements avec des manifestants, qui ont lancé des pierres, brûlé des vélos et tiré des feux d’artifice. Dix-neuf personnes ont été arrêtées.

Les habitants du quartier de Schilderswijk, où se sont déroulés les affrontements, ont imputé la violence à la frustration et au manque de perspectives des jeunes, exacerbés par les restrictions sanitaires.

A cette frustration s’ajoute le projet du gouvernement néerlandais d’introduire les mesures dites « 2G », qui interdiraient certains lieux aux non vaccinés, notamment les bars et les restaurants.

« Ils ne savent pas (si la 2G sera introduite) et donc ils ne savent pas quoi faire (…) Ils pensent que c’est le moyen de se faire entendre », a déclaré à l’AFP Mustafa Toprak, 31 ans. souligne que beaucoup d’entre eux ne sont pas vaccinés. « C’est une mauvaise façon de le faire, mais bon, ce sont les jeunes qui se déchaînent », a-t-il ajouté.

Dans le voisin la Belgique, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dimanche dans le centre de Bruxelles contre le renforcement des restrictions COVID-19.

Beaucoup des 35 000 personnes présentes au rassemblement étaient déjà rentrées chez elles lorsque la manifestation a dégénéré en violence alors que plusieurs centaines de personnes ont commencé à bombarder la police, à fracasser des voitures et à incendier des poubelles.

La police a riposté avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau et a cherché à rétablir l’ordre alors que le crépuscule tombait sur la capitale belge.

Trois policiers et un manifestant ont été blessés dans les affrontements. En outre, 42 manifestants ont été arrêtés et deux ont été arrêtés et inculpés lors de la vague de violence qui a suivi la marche, a déclaré la porte-parole de la police Ilse Vande Keere.

Les marcheurs sont venus protester contre le conseil ferme du gouvernement de se faire vacciner et contre toute tentative d’imposer des vaccins obligatoires.

En criant « Liberté ! Liberté! Liberté! » et chantant la chanson antifasciste « Bella Ciao », les manifestants se sont alignés derrière une immense banderole disant « Ensemble pour la liberté » et ont marché jusqu’au siège de l’Union européenne. Au milieu de la foule, les pancartes variaient des insignes d’extrême droite aux drapeaux arc-en-ciel de la communauté LGBT.

Il y a eu aussi des protestations à L’Autriche, qui est devenu le premier pays de l’UE à imposer un verrouillage national lors de la dernière vague de COVID. Il introduira également la vaccination obligatoire à partir de février prochain, a confirmé vendredi le gouvernement.

Samedi, alors que les Autrichiens buvaient un dernier vin chaud ou faisaient leurs courses avant la fermeture des magasins, environ 40 000 personnes sont descendues dans les rues de Vienne pour dénoncer ce qu’elles perçoivent comme une « dictature ». Dimanche, des milliers de manifestants se sont rassemblés pour une manifestation à Linz, dans le nord du pays.

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