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Vitamine D, vitamine star

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On a beaucoup parlé du « D » pour ses prétendues vertus sur l’immunité pendant la pandémie de Covid-19. D’autant qu’une majorité de Français ne consomment pas assez.

Le « D » est un cas particulier. Voici une vitamine présente dans certains aliments, et produite par l’exposition du corps au soleil, dont les besoins ne peuvent être couverts. Nous sommes tous en déficit, souligne l’Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments dans un récent rapport. Selon elle, l’apport moyen chez l’adulte français est de 2,8 microgrammes/jour, alors que la recommandation est de 15 microgrammes par jour. Pourquoi un tel écart ?

D’abord parce que notre type d’alimentation est pauvre en vitamine D. Il faut dire que ce nutriment n’est pas si courant dans l’alimentation. On le trouve principalement dans les huiles de poisson, dans une moindre mesure dans le beurre et les œufs – très peu dans les légumes. L’autre source de vitamine D est l’exposition au soleil, sous l’action des rayonnements ultraviolets (UVB). Mais encore une fois, cela ne suffit pas.

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 » Notre mode de vie ne favorise pas cette synthèseexplique le Dr Laurent Chevallier, nutritionniste au CHU de Montpellier. Sous nos latitudes l’effet des rayons UV n’est effectif qu’entre mars et octobre. De plus, nous sommes devenus sédentaires : nous passons 75 à 90 % de notre temps à l’intérieur. »

Tous déficients, mais pas nécessairement déficients

Aujourd’hui, plus de 70% des Français n’arrivent pas à couvrir les besoins nutritionnels moyens en vitamine D. Autrement dit, nous sommes presque tous carencés. Mais heureusement pas tous déficients, c’est-à-dire avec une carence suffisamment importante pour éprouver un impact avéré sur la santé. Or, cette situation critique concerne 7% des adultes, 4% des enfants et 13% des adolescents. Ils souffrent, pour la plupart, d’une carence en calcium sanguin dont le maintien dépend en grande partie de la vitamine D. Celle-ci peut entraîner des troubles musculaires et osseux : perte de tonus, crise de tétanie, convulsions, syndrome des os mous, rachitisme chez les jeunes. Quant à la masse osseuse, elle peut être réduite chez les personnes âgées, augmentant ainsi l’ostéoporose et le risque de fracture.

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Comment éviter ces dangers ? Tout d’abord, équilibrez votre alimentation en forçant sur les aliments riches en vitamine D – en même temps, évitez la sédentarité et sortez dès que possible à l’extérieur. «  Pour la nourriture, il faut d’abord miser sur les poissons gras, le hareng, le saumon, les sardines, le maquereau, déclare le Dr Laurent Chevallier. Vous devriez en manger au moins une fois par semaine. Viennent ensuite les œufs, les laitages entiers, mais sans en faire trop. De plus, bien sûr, favorisez l’exposition au soleil chaque fois que possible ».

Suppléments sur avis médical

Doit-on, en plus, compléter ? La question divise la communauté des experts. L’orthodoxie en la matière recommande de limiter la supplémentation à des situations précises : nourrissons et jeunes en croissance, personnes âgées ayant des difficultés à s’alimenter correctement, femmes enceintes, systématiquement à 7 anse mois et, souvent, les femmes ménopausées chez qui les changements hormonaux ont tendance à provoquer une déminéralisation osseuse importante. Des régimes spéciaux à l’exclusion des poissons et de certaines maladies qui interfèrent avec l’absorption intestinale peuvent également être des indications.

« Mais, dans tous les cas, cette supplémentation doit se faire sous contrôle médical.dit le Dr Chevallier. Le professionnel de santé réalisera une enquête diététique pour éventuellement optimiser vos apports, puis, à l’aide d’une prise de sang, il évaluera l’étendue du déficit et la nécessité de se supplémenter. Il faut faire attention car un excès de vitamine D peut être nocif. En élevant le taux de calcium dans le sang, ils conduisent parfois à la calcification de certains organes. Idéalement, le dosage de la vitamine D devrait être couplé à celui de l’hormone parathyroïdienne (PTH), qui intervient dans la régulation du calcium, afin de bien interpréter les résultats. »

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D’autres experts vont plus loin : ils militent pour une extension de la prescription de la vitamine D. Leur argument est simple : la carence en « D » est une véritable épidémie, alors que, chaque jour, on découvre de nouvelles vertus à cette vitamine. . Il est connu pour être impliqué dans la régulation hormonale et l’immunité. Par ailleurs, de nombreuses études épidémiologiques réalisées comparant des populations à statut élevé et faible en vitamine D ont donné des résultats encourageants : il y a moins de diabète, moins de maladies cardiovasculaires, et encore moins de cancer dans les populations ayant un taux sanguin élevé de vitamine D. D’autres études sont nécessaires, mais , bien sûr, nous n’avons pas fini de parler de vitamine D.

Une vitamine anti-Covid ?

Lors de la pandémie de Covid-19, certains médecins ont vu dans la vitamine D une arme antivirale efficace. Cependant, les études menées ne sont pas concluantes. Qu’ont trouvé exactement les chercheurs ? Qu’il y aurait une corrélation entre la carence en vitamine D et la gravité de la maladie. On sait que le coronavirus stimule le système hormonal rénine-angiotensine, qui peut provoquer de nombreuses pathologies. La vitamine D contrebalancerait cet effet délétère en ralentissant ce système, et pourrait ainsi bloquer l’évolution vers une forme sévère. Mais ce n’est qu’une hypothèse qui reste à démontrer. La prudence est de mise et les établissements de santé estiment que les données scientifiques restent insuffisantes pour se prononcer sur l’efficacité de la vitamine D contre le Covid. Par conséquent, la supplémentation de routine n’est donc pas recommandée pour prévenir ou traiter l’infection.

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