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Wajdi Mouawad un conteur, un vrai


Cette fresque d’une famille libanaise dure six heures et ressemble à une série Netflix. Impossible de se désintoxiquer de ces vies brisées. Simon Gosselin

CRITIQUE – Dans cette saga, l’auteur et réalisateur libanais invente plusieurs hypothèses de vie sur fond de chaos. Déroutant et addictif.

Wajdi Mouawad est un habile dramaturge. Une secte de fanatiques suit son œuvre depuis vingt ans. Un cercle plus large le découvre il y a un peu plus de dix ans quand, en 2009 au Festival d’Avignon, il crée le quatuor Le sang de la promesse. Nommé directeur du Théâtre de la Colline en avril 2016, il est naturellement devenu un incontournable et c’est ainsi qu’il y avait foule l’autre soir pour découvrir, chez lui, son dernier spectacle de six heures, racine carrée du verbe être. Les spectateurs ne s’y sont pas trompés, cette fresque d’une famille libanaise est remarquable à plus d’un titre.

La saga – qui s’étend sur quatre décennies, de 1978 à nos jours – est ici condensée en une semaine dans la vie d’un homme. En 1978, cet homme avait alors dix ans. Il s’appelle Talyani Waqar Malik. Il vit à Beyrouth, une ville en constante construction. Essayons tout d’abord d’expliquer le principe ou l’ambition : supposons que vous soyez né dans tel lieu à telle date…

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