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Wim Wenders, un cinéma nommé désir


Le réalisateur allemand signe un étonnant court métrage en 3D sur l’artiste Claudine Drai. Et va désormais s’appuyer avec son appareil photo sur la beauté apaisante des toilettes publiques japonaises conçues par de grands designers et architectes locaux. Cet être habité, perpétuellement à cheval sur la matière et l’invisible, n’a pas fini de surprendre.

Le voici, avançant au loin sur le trottoir matinal d’une petite artère parisienne située non loin de la place de l’Etoile. Grand, vêtu d’une tenue Yamamoto intemporelle, Wim Wenders rappelle David Lynch avec son élégante austérité vestimentaire, incongrue en ces temps de vulgarité érigée en vertu cardinale. A ses côtés, une femme vêtue du kimono traditionnel japonais, d’une distinction sublime : Setsuko Klossowska de Rola, la veuve du peintre Balthus et amie du réalisateur. C’est une scène de film, ou presque. Un tournage d’un autre temps où les actrices et acteurs avaient encore ce chic intérieur et extérieur. Je suis ici pour assister à la première projection de presse de Présence, le court métrage 3D de Wim Wenders dédié à l’artiste Claudine Drai dans lequel le blanc joue un rôle essentiel.

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Comme si, en quelque sorte, c’était vers cela que tendait aujourd’hui le cinéaste de 77 ans, au cinéma et dans son intériorité : le blanc…

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