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Wirecard : trois anciens cadres jugés en Allemagne pour un scandale de fraude

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Trois anciens dirigeants de Wirecard ont été jugés en Allemagne pour le plus grand scandale de fraude d’après-guerre du pays.

L’ancien PDG Markus Braun et deux autres anciens dirigeants de haut rang font face à un certain nombre d’accusations, notamment de fraude et de manipulation de marché.

Le procès de Munich a lieu deux ans après l’effondrement de la société de paiement de premier ordre, provoquant une onde de choc dans la politique allemande.

Les procureurs ont accusé les dirigeants de Wirecard d’avoir inventé d’énormes sommes de revenus et de gonfler les états financiers pour induire en erreur les investisseurs et les créanciers.

Braun – un ressortissant autrichien – pourrait être emprisonné jusqu’à 15 ans s’il est reconnu coupable. Il a nié les accusations et dit que d’autres managers de Wirecard dirigeaient des affaires parallèles à son insu.

Le coaccusé Oliver Bellenhaus, l’ancien chef de la filiale de Wirecard à Dubaï, s’est rendu aux autorités allemandes en 2020. Le troisième suspect, Stephan von Erffa, a exprimé ses regrets concernant les actions de Wirecard mais nie tout acte répréhensible.

L’ancien directeur des opérations de la société bavaroise, Jan Marsalek, est en fuite depuis 2020.

Un verdict dans le point de repère n’est pas attendu avant 2024.

Qu’est-il arrivé à Wirecard ?

La société de paiement a été fondée à Munich en 1999, traitant initialement les paiements pour la pornographie et les jeux d’argent en ligne.

Il est rapidement devenu populaire auprès des entreprises technologiques émergentes en Allemagne et a atteint une capitalisation boursière de près de 25 milliards d’euros.

Au milieu des rapports d’actes répréhensibles financiers, Wirecard a rejeté les allégations et a fait pression sur les autorités allemandes pour enquêter sur tout investisseur ou journaliste suspect.

Mais en juin 2020, la société a reconnu qu’il manquait 1,9 milliard d’euros à son bilan entre 2015 et 2018.

Le gouvernement d’Angela Merkel a initialement envisagé de renflouer l’entreprise, mais Wirecard a rapidement déposé un dossier d’insolvabilité. La fraude a coûté aux banques environ 3,1 milliards d’euros en prêts et dépréciations, selon les procureurs.

Merkel – et son successeur Olaf Scholz – ont été critiqué pour sa réponse au scandalequi a conduit à des démissions au sein du régulateur allemand des marchés financiers (BaFin).

Les procureurs de Munich ont fouillé plus de 40 propriétés dans le cadre de l’enquête sur Wirecard, avec le soutien de l’Autriche, de la Russie, de la Suisse et du Royaume-Uni

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